Paroisse Colomiers

Quel sacrifice qui plaît à Dieu, aujourd’hui ? – Ludovic B.

« Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes ». Livre d'Osée

« Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé » . Psaume 50

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Nous sommes tout le temps en train de nous sacrifier : nous nous sacrifions pour nos enfants pour qu'ils aient des cadeaux à Noël, nous nous sacrifions pour aller à la messe, nous nous sacrifions pour rendre visite à tel ou telle, nous nous sacrifions pour rendre service à la paroisse ou à une connaissance... Est-ce là ce que nous demande notre Seigneur ? 

Avant la venue de Jésus sur Terre, les sacrifices étaient légion. On sacrifiait des animaux sur un autel, Abraham était prêt à sacrifier son fils Isaac sur un autel, on sacrifiait à tout bout de champs... Mais ça, c'était avant la venue du Christ, c'était l'ancienne alliance. 

Déjà dans l'ancien testament, Isaïe, Osée, le Psaume 50 nous conviaient au sacrifice du cœur... Qu'est-ce à dire ?

Jésus, qui est venu en ce bas monde est descendu aux enfers et a sauvé l'humanité toute entière par sa résurrection. Il n'y aura plus de sacrifice de cette sorte.

A la place, Jésus nous a donné deux commandements : aime ton Dieu de tout ton cœur et de tout ton esprit, et aime ton prochain comme toi-même. 

Voilà pourquoi le Ps 50 dit :"Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé". En effet, qu'il est difficile d'aimer notre Père céleste de tout son cœur, qu'il est exigeant d'aimer sa voisine, son collègue, ses enfants, son conjoint, ses beaux-parents, la caissière... Comme soi-même...

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé, un esprit qui pense d'abord aux autres, au pauvre et au faible, qui ne fait pas de ravitaillement outre mesure en ce temps de confinement, un esprit qui écoute d'abord l'autre... Et qui prie pour les autres, qui demande la bénédiction de Dieu pour les autres, qui demande la miséricorde pour les pêcheurs que nous sommes... 

Pas de sacrifice, mais de l'amour comme Jésus nous a aimés, et nous ne serons pas loin du Royaume de Dieu auquel nous aspirons dans le Notre Père.

Ludovic Baudin

 

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