Paroisse Colomiers

Avec la Sainte Famille, prions pour chaque famille. Bonne année 2018 !

Avec la Sainte Famille, la paroisse vous présente tous ses meilleurs voeux pour l’année 2018. Entrons ensemble dans cette nouvelle année avec foi et espérance.

Paroisse de Colomiers.

Voici l’homélie du dimanche de la Sainte Famille

Nous avons vu à Noël que la Sainte Famille n’était pas toute seule. Il y a Marie et Joseph avec leur amour qui fait reculer des obstacles, comme celui de la précarité. A la naissance de Jésus, il y a aussi les bergers, représentant toute la famille humaine, en commençant par les plus pauvres. Dimanche prochain, ce sera l’Epiphanie et les Mages vont représenter toute la famille universelle. Mais aujourd’hui, c’est la famille religieuse qui est convoquée. Joseph et Marie vont au Temple présenter leur fils Jésus au bout de 40 jours. Ils font ce qui est prescrit par la religion juive et vont offrir un couple de tourterelles, selon l’usage. Mais ce jour-là, il n’y a pas que des rites, il se passe autre chose. Il y a ces deux anciens qui les accueillent, Syméon et Anne. Nous avons donc les trois générations : l’enfant, les parents, et ceux qui ont l’âge d’être grand-parents ou arrières…, avec toute l’affection qu’ils ajoutent en voyant Jésus. Mais il n’y a pas que de l’affection, il y a des prophéties qui sont énoncées. Jésus est reconnu comme celui qui était attendu par tout un peuple depuis longtemps, celui qui apporte le salut. Et il n’est pas destiné qu’à un seul peuple puisqu’il est la lumière pour toutes les nations. La prophétie, elle concerne aussi la souffrance que va subir Jésus, et Marie sera transpercée par un glaive lors de la Passion de son Fils. La joie et la gravité sont donc mêlées dés le début de la vie de Jésus au sein de la Sainte Famille. C’est aussi notre vie de foi qui est composée de ces deux dominantes : la joie et la gravité ou la souffrance. Nous sommes heureux de croire, de croire en un Dieu qui vient jusqu’à nous. Qui nous rejoint pour nous apprendre à aimer. Qui vient nous sauver dans nos lieux de souffrance, et nous savons qu’ils sont nombreux sur cette terre…
Alors, que la fête de la Sainte Famille nous renforce dans nos liens familiaux. Chaque amour conjugal est un cadeau à soigner, chaque naissance est un cadeau, un cadeau et une responsabilité. Joseph et Marie n’auront de cesse de protéger leur enfant et de l’aider à grandir. Et de se laisser dépasser par Jésus qui ne leur appartient pas (comme dit Khalil Gibran : “Vos enfants ne sont pas vos enfants…“ ). Profitons de la présence de grand-parents ou arrières, ou oncles et tantes. Ils donnent un surplus d’affection mais ils ont aussi un recul que n’ont pas toujours les parents, et qui peut leur permettre de découvrir encore mieux la richesse du cadeau qu’est leur enfant. Que notre foi nous invite toujours plus à nous considérer comme des frères et soeurs, comme une grande famille. Notre religion chrétienne doit nous relier par des liens plus forts que l’amitié ou la solidarité. Ce sont des liens de sang parce que nous avons part ensemble au corps et au sang du Christ. Notre foi doit nous porter aussi à l’universel. A considérer ceux qui ne partagent pas notre foi, qui croient autrement, comme des frères et des soeurs qui sont aussi créés à l’image de Dieu. Nous devons d’abord chercher les ressemblances familiales, nous qui avons le même Père du ciel, avant de voir ce qui peut nous diviser. Nous sommes invités, en cette fête de la Sainte Famille, à être des frères et soeurs universels, mais aussi à être des prophètes comme Syméon et Anne. C’est à nous de désigner comme eux le Sauveur du monde. Syméon et Anne ont su le reconnaître dans le plus petit. Sachons aussi le reconnaître dans le plus petit, le plus faible, en donnant la première place aux enfants, aux personnes âgées, aux étrangers, aux plus petits. C’est chez eux que Jésus a choisi de naître.

Père Jean-Christophe Cabanis

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