Paroisse Colomiers

Ecoute Israël… écoute Colomiers, sais-tu que la fête est dans ton cœur ?

En raison du déconfinement, nous souhaitions nous rendre au lac pour notre réunion de quartier. Mais à cause du mauvais temps, nous avons choisi la salle st-Jean et eu le bonheur de nous réunir. Il est inscrit en chacun de nous le désir de la rencontre : nous sommes des êtres de relation et avons eu à souffrir du manque des autres…

La réunion a débuté par une invitation faite à l’Esprit Saint. Elle a été suivie de la lecture de l’Evangile du jour concernant l’adultère. Nous y avons consacré quelques instants parlant de fait de la société, notions du bien et du mal… Mais n’oublions pas de voir le regard de Jésus se posant avant tout sur une personne blessée. S’arrête-il aux préceptes de la loi ? Ne regarde-t-il pas chaque être comme étant unique et chaque cas dans sa particularité ? Par ailleurs St Paul nous éclaire : "Celui qui aime autrui, a de ce fait accompli la foi" (Romains 13, 8)

Au fil de la conversation, les liens préexistants entre nous reprenaient "chaînes" et "trames" pour faire grandir le tissu fraternel. Puis a eu lieu la discussion sur le confinement. Il semblerait qui celui-ci ait été "supportable" pour le groupe, en raison de nos lieux de vie, situations familiales pour certains, possibilité d’occupations diverses et pour d’autres des temps privilégiés pour la contemplation, la méditation et la prière. Serait-il possible d’envisager une petite retraite chaque année (par ex : 3 jours complets) pour n’être qu’à l’écoute de la Parole de Dieu… ? Cela dit que nous avons "eu mal à nos frères et sœurs" qui sont passés par de rudes épreuves (merci à Louis Duffort pour sa si belle et si parlante expression).

Si un membre souffre, le corps tout entier est atteint ! Comment ne pas ressentir cette souffrance dans notre appartenance au corps, notre appartenance à toute cette humanité touchée, blessée…

Beaucoup nous ont montré et nous ont dit par leur façon d’être et leur façon d’agir quelque chose de Dieu. Nombreux également ceux qui ont risqué et parfois même donné leur vie en étant par amour au service du prochain. Savaient-ils qu’ils empruntaient les chemins du Seigneur ? Savaient-ils que "Jésus est notre compagnon de route" ? Diront-ils "Seigneur quand est-ce que nous t’avons nourri, soigné, consolé, visité… ?

Mais la seule question qu’ils n’auront pas à poser, sera celle de savoir s’ils sont aimés !

Et pour clore notre rencontre, nous avons dit un "Notre Père". Cette belle prière nous a été donnée, alors un cadeau, cela ne peut se refuser et nous avons ajouté un "je vous salue Marie" parce qu’une maman ne doit jamais être oubliée !

A bientôt.                                                                                                       Une paroissienne, le 12 juin 2020

ESPACE85,  JUILLET-AOÛT 2020

 

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