19e Dimanche ordinaire, C

Dans ces textes, il y a beaucoup d’éclairages par rapport à notre vie de foi. Il y a le rappel de la foi remarquable d’Abraham et de Sarah. Ils ont cru en la promesse de Dieu et cette promesse s’est réalisée lors de la naissance d’Isaac alors qu’ils étaient déjà avancés en âge. C’est la promesse aussi d’une terre, de la Terre Promise, qui les a fait avancer. Notre foi nous fait aussi avancer, notre foi aussi est féconde, notre foi nous la partageons avec toute la descendance innombrable d’Abraham et Sarah, elle nous fait appartenir à la grande famille humaine des enfants de Dieu, même avec nos différences.

Jésus dans l’évangile dit aussi en quoi consiste la foi. Ce qu’il promet, c’est le Royaume des Cieux, vers lequel on tend. Ce Royaume qu’il ne décrit pas mais qui laisse présager le meilleur. Ce Royaume pour lequel on doit tout donner, auquel on doit consacrer sa vie. C’est un choix radical qui consiste à laisser de côté les richesses extérieures pour ne s’occuper que des richesses du cœur : « Là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur » dit Jésus. Le trésor, il n’est pas dans l’accumulation mais dans ce que l’on donne. Plus on donne, plus on se donne, plus on est riche intérieurement.

Jésus dit que le meilleur habit pour le croyant, c’est celui du serviteur ou de la servante. La foi est active, elle est au service des autres, au service du Royaume. Jésus lui-même a ceint la tenue du serviteur en lavant les pieds de ses apôtres. Pour le service, c’est à nous de trouver comment aider et aimer ceux et celles qui en ont besoin, parmi ceux qui nous entourent ou qui sont plus loin. Aider et aimer parce que le service doit se faire dans un esprit d’amour, sinon il perd en valeur. Le service sera le meilleur si nous sommes attentifs à ceux et à celles qui nous entourent. Si nous sommes vigilants. C’est cela que nous demande Jésus. De veiller, de veiller sur les autres, mais aussi sur notre monde. De veiller et de prier, parce que la veille et la prière vont ensemble.

Le mot que répète Jésus concernant les bons serviteurs, c’est « heureux ». Le service rend heureux, la vie de foi rend heureux, suivre Jésus rend heureux parce qu’on est sur le chemin de l’amour. On se sent aimés et cet amour est contagieux.

Merci à l'auteur de cette image

Alors que le mauvais serviteur, celui qui garde tout pour lui, qui devient violent, celui-là son bonheur est sans lendemain, il ne construit rien.

La foi, elle est pleine d’incertitudes, c’est pour cela qu’elle n’est pas facile. Jésus on ne le voit pas, parfois on a l’impression qu’il nous a oubliés. Mais il répète : « Tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra ». Jésus, le Fils de l’homme, vient nous visiter, il vient à l’improviste. Il ne vient pas pour nous juger mais pour nous servir à table, pour nous décerner la dignité de rois et de reines du Royaume des Cieux. Continuons à l’attendre de façon active dans la foi, la prière, le service.

Nous pouvons reprendre les belles paroles de foi du psalmiste : « Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour Seigneur soit sur nous, comme notre espoir est en toi ».

P. Jean-Christophe Cabanis

Sg 18, 6-9 ; Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22 ; He 11, 1-2.8-19 ; Lc 12, 32-48

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