Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par P. Jean-Christophe Cabanis

Jésus prend notre condition humaine jusqu’au bout. La condition la plus dépouillée aujourd’hui dans ce désert. Il a même pris la condition d’être tenté par le diable. Pas seulement durant 40 jours, mais durant toute sa vie, jusqu’à sa Passion. Mais Jésus saura le repousser et retourner la situation en particulier durant la Semaine Sainte.

Le diable, c’est le diviseur. Il veut couper Jésus de son humanité, qu’il ne garde que sa divinité. Ce serait facile pour Jésus de changer des pierres en pain, mais il ne choisit pas la facilité. Il sait que le pain, c’est le fruit de la terre et du travail des hommes. Il préfère avoir faim, être solidaire de ceux et celles qui ont faim, mais ne pas tricher. Par contre, à partir de pains, il se donnera lui-même en nourriture en disant, le soir du Jeudi Saint : « Prenez et mangez… ceci est mon Corps ». « L’homme ne vit pas seulement de pain » rappelle-t-il aujourd’hui. C’est bien d’entendre cette phrase en ce début de Carême, de se rappeler que l’homme se nourrit aussi de la Parole de Dieu. Nous sommes souvent préoccupés par l’avoir, avoir plus. Alors que c’est l’être qui compte, c’est être des enfants de Dieu façonnés, nourris par son amour.

Le diable veut ensuite placer Jésus dans une position dominante : qu’il domine tous les royaumes de la terre. Mais Jésus a pris une condition humble, son royaume n’est pas de ce monde, c’est le Royaume des Cieux. Jésus a respecté les royaumes terrestres, mais il ne s’est prosterné devant personne. Par contre, les mages venus d’Orient s’étaient prosternés devant lui à sa naissance. Ceux que Jésus a guéris se prosternaient devant lui parce qu’ils reconnaissaient en lui le Fils de Dieu. Les tentations du pouvoir sont nombreuses, mais elles coupent ceux qui dominent de ceux qui sont dominés. Alors que le pouvoir doit être vécu comme un service qui permet l’unité. Jésus ne s’est prosterné devant personne mais il s’est agenouillé devant ses amis, toujours le soir du Jeudi Saint, et il leur a lavé les pieds, pour les purifier, pour les faire grandir.

Ensuite, au sommet du Temple, le diable a tenté Jésus au niveau du paraitre, de la vanité. A quoi sert-il de sauter du haut du Temple, à part à se faire remarquer ? Dieu nous secourt dans les épreuves et il nous envoie des anges, comme dit le psaume qui a été lu, mais il ne faut pas provoquer ces épreuves. Jésus ne vise pas la chute mais l’élévation. Et il sera lui-même élevé sur la croix, cette fois le Vendredi Saint. Sur la croix, des passants malintentionnés lui diront de sauter de sa croix pour se sauver puisqu’il est fils de Dieu. Mais il ne va pas les écouter. Jésus va résister aux tentations jusqu’au bout et il nous entraine dans son élévation. A sa suite et avec lui, nous devons chercher à nous élever, pas seulement nous mais toute l’humanité. Cela passe par le don de soi. Non par le paraître mais l’être, être vrai, être capable d’aimer et de se donner.

Les tentations, Jésus va les retourner par sa vie, en particulier lors de la Passion.

Par rapport à la faim, Jésus se donne en nourriture lui-même, nourriture d’amour.

Par rapport au pouvoir, il met en valeur le service, dans l’humilité.

Et par rapport à la vanité, à la chute, il donne sa vie sur la croix où il va mourir puis ressusciter, nous entraînant dans son élévation.

Que ce temps de Carême nous renforce dans notre lutte contre le mal en nous rapprochant du Christ pour en être ses serviteurs, ses amis, ses témoins.

P. Jean-Christophe Cabanis

 

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B
Merci beaucoup père Jean Christophe pour cette belle exhortation. <br /> Les yeux fixés sur Jésus, entrons dans le combat de Dieu. Belle entrée en carême.
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