22e dimanche ordinaire, année B

Dans la première lecture, Moïse s’adresse au peuple avant qu’il entre en Terre Promise. Il insiste pour que les commandements de la loi soient bien respectés afin que le peuple vive dans la paix. Il n’oublie pas les autres peuples. Le peuple de Dieu ne part pas pour combattre d’autres peuples, leur prendre la place, mais pour témoigner d’un Dieu qui est à la fois proche et juste. Il est proche et juste parce qu’il répond chaque fois qu’il est invoqué. Et il se fera encore plus proche lorsque Jésus se fera homme et partagera notre condition. Et il nous apprend à nous rendre proches nous-mêmes, à nous faire le prochain de tout homme, femme, enfant qui est sur notre chemin. Notre foi ne doit pas nous mettre dans une bulle mais nous ouvrir à tous les peuples, à tous ceux qui sont des chercheurs de Dieu et de sa justice.

St Jacques insiste sur la Parole de Dieu à mettre en pratique. Elle est semée en nous, il faut la cultiver, la laisser grandir et surtout la mettre en application : visiter orphelins et veuves… Quelles sont les personnes en souffrance aujourd’hui qui ont besoin de notre compassion, de notre aide fraternelle ?

Dans l’évangile, les pharisiens insistent auprès de Jésus sur les mesures d’hygiène, sur le fait que ses disciples doivent se laver les mains avant le repas. Nous n’allons pas les contredire aujourd’hui où on insiste sur ce geste de se laver les mains fréquemment pour faire face à ce mal qui est la pandémie. Mais il y a d’autres maux que Jésus énumère et qui sont aussi présents aujourd’hui comme la cupidité, l’adultère, le vol, la méchanceté,… C’est le cœur de l’homme qu’il faut purifier avant tout.

Jésus insiste sur l’intérieur qui est plus important que l’extérieur. C’est l’intérieur qui commande à l’extérieur et pas le contraire. C’est d’abord notre propre intérieur qui compte. Alors, demandons-nous quelle est notre intériorité ? Quelle est notre profondeur ? Avons-nous des temps de prière, des temps d’approfondissement de la Parole de Dieu ? Est-ce que notre cœur est pur dans ses intentions, ses pensées ?

Notre vie intérieure, c’est aussi à l’intérieur de nos familles : comment se passent nos relations ? Sommes-nous à l’écoute de ceux et celles qui sont les plus proches ? Epoux, épouse, enfants, parents, frères et sœurs, grands-parents, petits-enfants,… ?

A l’intérieur de notre Eglise, de nos communautés,  comment vivons-nous l’amour fraternel, l’écoute, le pardon ? C’est l’amour qui purifie nos cœurs, l’amour que nous recevons de Dieu et de nos proches, l’amour que nous communiquons.

Si notre intérieur est en paix, est ressourcé, est dans un climat d’amour, alors notre extérieur sera présentable et vrai. L’extérieur, c’est ce qui est visible ou que l’on peut entendre. L’extérieur d’une personne, ça peut être son sourire, son côté avenant, c’est ce qu’il (elle) fait, tourné(e) vers les autres, c’est le service, même s’il est parfois invisible.

L’extérieur d’une famille, c’est son ouverture, son accueil des différences, son amour rayonnant.

L’extérieur de l’Eglise, ce sont ses bâtiments bien entretenus, accueillants et favorisant la prière. Ce sont ses paroles et ses actions tournées vers le monde, entre prophétie et œuvres pour le bien commun et la dignité de toute personne.

Jésus nous aide à ne pas être dans le paraître mais dans l’être. Notre être, c’est d’être des enfants de Dieu, d’avoir la liberté intérieure des enfants de Dieu. Continuons à cultiver notre filiation, à laisser de la place dans notre cœur à l’Esprit-Saint qui nous rend libres, qui nous aide à lutter contre le mal en nous et dans le monde, qui nous aide à aimer comme Jésus nous a aimés en donnant sa vie pour nous.

P. Jean-Christophe Cabanis

Dt 4, 1-2.6-8 ; Ps 14 (15), 2-3a, 3bc-4ab, 4d-5 ; Jc 1, 17-18.21b-22.27 ; Mc 7, 1-8.14-15.21-23

 

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