28e Dimanche B

C’est un beau dialogue dans cet évangile entre Jésus et cet homme (St Marc ne dit pas qu’il est jeune contrairement à St Matthieu d’où l’appellation le jeune homme riche). Cet homme est droit, il applique bien la loi, ne s’en écarte pas, et Jésus l’aime. Nous croyons en un Dieu qui nous apprend le bien et le mal, mais surtout qui nous aime, et qui oriente la vie vers l’amour. Les commandements ne sont pas que des interdits, c’est le commandement de l’amour qui compte et que Jésus rappelle sans cesse. Jésus aime cet homme et l’invite à le suivre. Il emploie cinq verbes pour l’encourager à s’engager, à franchir un nouveau pas : Va, vends, donne, viens, suis-moi. Trois verbes sont dans le sens du mouvement, et deux sont par rapport à des possessions. La vie éternelle, c’est être en mouvement, non pas tourner en rond mais suivre Jésus, être en relation, relation avec Jésus qui entraîne beaucoup d’autres relations, des relations fraternelles que l’on noue en chemin. Pour suivre Jésus, il faut voyager léger. C’est le détachement : il faut se détacher de ce qui nous encombre. On pense à des richesses quand elles prennent trop de place, qu’elles empêchent les relations. Mais il y a d’autres dépendances dont il faut se détacher, la place des écrans par exemple. Jésus n’oublie pas les pauvres. Donner aux pauvres, à ceux qui sont dans le besoin, c’est déjà suivre Jésus, d’autant plus que Jésus d’identifie aux plus pauvres : il est né dans une crèche et dit qu’ils sont les premiers dans le Royaume, avec les enfants. Alors qu’il est difficile aux plus riches d’entrer dan le Royaume des Cieux, à ceux qui sont repus, qui n’ont plus de place dans leur cœur. Jésus, à ceux qui le suivent, ceux qui se détachent de leurs richesses pour s’attacher à lui, il leur promet le centuple. Le centuple en relations : la famille naturelle est toujours là, mais elle s’élargit à la famille de l’Eglise, et même à la famille humaine puisque Jésus est le frère universel. Jésus ne dit pas que tout est facile en le suivant, il promet des persécutions. Le chemin avec lui est un chemin de croix, c’est cela aussi la participation au Royaume que des violents combattent mais qui sont vaincus par l’amour.

Les deux premières lectures nous parlent de deux richesses qui accompagnent notre foi et notre chemin à la suite de Jésus. La première richesse, c’est la Sagesse. Elle s’obtient par la prière, elle passe par le discernement, elle est même plus importante que la santé et la beauté. Elle procure la joie et l’amour.

La lettre aux Hébreux nous parle, elle, de la Parole de Dieu qui est tranchante comme un glaive. Elle va au plus profond de nous-mêmes, au point de partage de l’âme et de l’esprit. Jésus, par sa parole, nous rejoint au plus profond de nous-mêmes, nous fait prendre les meilleures décisions. Laissons-nous aimer par lui, laissons-nous entrainer, et entrainons les autres à sa suite nous qui sommes des disciples missionnaires. Vivons dans l’abandon du superflu, vivons la sobriété pour être légers et partir à la rencontre de tous ceux que Jésus met sur notre route, les plus pauvres en particulier, qui sont souvent les plus riches de cœur.

Père Jean-Christophe Cabanis

Sg 7,7-11 ; Ps 89(90, 12-13,14-15,16-17 ; He 4,12-13 ; Mc 10,17-30

 

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