Consolez, consolez mon peuple... - 2ème Dimanche Avent B

« Commencement » de l’évangile de Jésus, Christ, nous dit St Marc. Nous y voilà, nous sommes au début de l’Avent, et il nous est proposé un recommencement, celui de reprendre tout l’évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ! St Marc pose d’emblée le sujet : Jésus est le Christ, le Messie, il est aussi le Fils de Dieu. Et il nous expose la mission de St Jean-Baptiste, qui prépare la venue de Jésus, qui baptise dans l’eau en attendant que Jésus baptise dans l’Esprit-Saint. Jésus est le Fils de Dieu et être baptisé dans l’Esprit-Saint nous permettra nous aussi de vivre de la divinité de Jésus. C’est assez vertigineux. Tout l’évangile de St Marc, déployé durant toute l’année, nous permettra de mieux connaître Jésus et de mieux comprendre notre vie de chrétiens à sa suite.

Pour cela, ce temps de l’Avent et de préparation tombe bien. Nous avons tous besoin de rectifier nos chemins, comme nous y invitent Jean-Baptiste et Isaïe, de les rendre plus droits, de combler nos ravins intérieurs, de nous convertir, c’est-à-dire de nous tourner vers la source de l’amour.

Jean-Baptiste est habillé sobrement, il vit au désert, il nous invite au dépouillement. Nous savons que notre monde est malade de la surconsommation. Jean-Baptiste, et bientôt Jésus dans la crèche, nous indiquent une autre voie, la voie du désert et de la pauvreté pour être purifié et enrichi par l’amour. Parce que la voie qui nous est indiquée est bien celle de l’amour, l’amour de Dieu qui se donne à nous, qui nous donne son Fils.

Cette nouvelle d’un Dieu qui vient vers nous doit être annoncée. « Consolez, consolez mon peuple… Monte sur une haute montagne » nous dit Isaïe. C’est notre rôle de prophète d’annoncer Celui qui vient et que beaucoup cherchent. Dans notre monde où beaucoup se sentent un peu perdus, où les hommes ne peuvent pas s’en sortir tout seul, c’est Jésus qui vient nous sauver et nous consoler. Il y avait du monde autour de Jean-Baptiste au bord du Jourdain. Sachons entraîner nous aussi par notre vie parfois à contre-courant ceux qui ont soif de messages forts qui les rejoignent au fond d’eux-mêmes, qui les aident à se tourner vers Celui qui vient.

Il y a aussi une belle image que développe Isaïe. Il dit que le Seigneur vient et qu’il vient comme un berger. Et ses paroles sont pleines de douceur : le berger fait paître son troupeau, il rassemble les agneaux, les porte sur son cœur, mène les brebis qui allaitent… Jésus dira lui-même qu’il est le Bon Berger, qu’il va chercher la brebis égarée, qu’il mène les brebis vers les bons pâturages et qu’il donnera sa vie pour elles.

A la crèche, il y avait des bergers et des moutons. Les moutons seront apportés par les enfants du catéchisme à la crèche de l’église. Les moutons et les brebis, c’est chacun d’entre nous, c’est toute l’humanité qui a besoin d’être rassemblée, guérie, sauvée. Soyons nous-mêmes des rassembleurs, ayons aussi le souci de la brebis égarée, de celle qui est blessée, nous qui avons reçu le baptême et qui le renouvelons en ce temps de l’Avent par notre conversion et notre consolation.

P. Jean-Christophe Cabanis

Is 40, 1-5.9-11 ; Ps (84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14) ; 2 P 3, 8-14 ; Mc 1, 1-8

 

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