Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par Jean-Christophe Cabanis

Merci à l'auteur de cette image

C’est un drôle de nom que Jean-Baptiste donne à Jésus le jour de son baptême : « Voici l’Agneau de Dieu ». L’agneau, c’est un animal qui est doux, qui a encore besoin de sa mère la brebis, et c’est un animal qui est convoité parce que sa chair est tendre, il est donc en danger de mort dès son plus jeune âge.

Jésus est l’Agneau de Dieu parce qu’il est doux et parce qu’il a toujours besoin de son Père. Il fait toujours référence à lui dans l’évangile, il le prie et nous apprend à prier  « Notre Père ». Jésus est doux alors qu’il pourrait faire parler la force. Il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Notre monde est une belle Création, mais il y a le mal qui rode. Et qui fait très mal. Nous le connaissons, malheureusement, à des degrés divers. Soit on nous fait du mal. Soit c’est nous qui faisons du mal à quelqu’un ou à nous-mêmes par des paroles blessantes ou par des actions pas droites : c’est le péché, qui est le contraire de l’amour. Jésus est venu nous sauver du mal en nous aimant jusqu’au bout, en rendant le bien pour le mal, en pardonnant, en donnant sa vie jusqu’à la croix. L’Agneau de Dieu, c’est celui qui donne sa vie pour nous, mais aussi pour le monde. Le monde, nous l’aimons, mais nous voyons bien qu’il est en danger, à cause du péché des hommes, de la convoitise, de l’orgueil, de la démesure. Jésus n’est pas venu sauver le monde par une action spectaculaire mais par sa douceur. Et il nous apprend à être nous aussi doux, cela ne veut pas dire faibles. Car la douceur est une force, c’est rendre le bien pour le mal, il faut être fort pour cela, il faut une force qui vient d’en-haut, c’est celle de l’Esprit. L’Esprit descend sur Jésus sous forme d’une colombe lors de son baptême. C’est bien la colombe de la paix, de la douceur qui descend aussi sur nous parce que Jésus nous partage son Esprit, il nous fait ce beau cadeau du baptême pour que nous soyons aussi acteurs de paix.

« C’est lui le Fils de Dieu » dit encore Jean-Baptiste. Il a compris que Jésus est non seulement l’Agneau de Dieu, mais aussi le Fils de Dieu. Et cette désignation, elle permettra aux premiers disciples de suivre Jésus au lendemain de la scène d’aujourd’hui. Il y aura d’abord André et Jean, puis Pierre et Jacques, puis les autres disciples et nous-mêmes qui suivons Jésus parce qu’il nous apprend à vivre et à aimer. Il nous apprend à aimer, à nous détourner du mal et du péché, à faire du bien.

Isaïe avait annoncé que viendrait un Sauveur qui serait un serviteur. Serviteur pour éclairer les nations jusqu’aux extrémités de la terre. Jésus a pris la condition de serviteur, c’est aussi la notre, nous qui sommes baptisés dans son Esprit. Etre au service de nos frères et de nos sœurs, au service de la paix au service aussi de l’annonce l’évangile et de la foi. Notre monde que nous aimons et qui est en danger, il a besoin d’être éclairé, il a besoin d’être aimé. « J’ai de la valeur aux yeux du Seigneur » dit encore Isaïe. Chacun, chacune, a de la valeur aux yeux du Seigneur. Qu’en ce jour où nous venons d’entendre le récit du baptême du Seigneur, entendons chacun(e) que nous avons de la valeur aux yeux du Seigneur, qu’il nous aime et que nous pouvons nous aimer les uns les autres, même nos ennemis parce qu’ils ont aussi de la valeur aux yeux du Seigneur. Et le péché du monde va reculer, il sera vaincu par l’Agneau de Dieu, Jésus, le Fils de Dieu, qui vient nous sauver de la guerre, de la violence, du péché en nous offrant le Royaume de l’amour dont nous sommes les serviteurs.

Jean-Christophe Cabanis.

Is 49, 3.5-6 ; Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd ; 1 Co 1, 1-3 ; Jn 1, 29-34

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