2ème Dimanche de Pâques  C

            « La paix soit avec vous ». Ce sont les 1ères paroles de Jésus ressuscité qu’il prononce trois fois. C’est bien de paix dont avaient besoin les apôtres, eux qui avaient suivi la Passion de Jésus dans la peur, et ils sont encore apeurés, enfermés dans leur maison pour ne pas être arrêtés comme Jésus. « La paix soit avec vous », c’est à chacun de nous que Jésus le dit et le répète, parce que nous avons tous des raisons d’être angoissés ou apeurés. Nous avons tous besoin d’être pacifiés. Et nous pensons à tous ces pays au monde où il ya la guerre, comme en Ukraine. Jésus promet la paix, c’est une paix qui est avant tout intérieure, c’est notre cœur qui est pacifié, avant que nous soyons nous-mêmes des artisans de paix. Ce qui doit nous rendre heureux.
Jésus apparait deux fois aux disciples dans cet évangile, à deux jours d’intervalle. La première fois, ils sont dix, il manque Thomas, et la deuxième fois, il est là, ils sont au complet. Lors de la première apparition, Jésus avait soufflé sur les apôtres, leur avait envoyé son Esprit-Saint et leur demandait de remettre les péchés en son nom. Pourtant, ils n’ont pas bougé d’une semaine sur l’autre. Ils ont reçu l’Esprit-Saint en étant envoyés mais ils sont restés sur place ; ils attendaient d’être au complet, avec Thomas. C’est l’Eglise qui commence à se constituer. Pour que l’Eglise remplisse sa mission, il faut qu’elle soit au complet. Il y a besoin de chacun et de chacune. En ce moment, nous vivons le synode, une réflexion pour toute l’Eglise universelle. Pour être signe de Dieu dans le monde, elle a besoin de tous et de toutes.
Thomas nous est sympathique. Il ne veut pas croire tant qu’il n’a pas vu Jésus vivant. Ce serait plus facile de le suivre. Jésus va désigner ses plaies à Thomas pour bien se faire reconnaître. Mais ensuite il disparaitra de nouveau et Thomas devra vivre sa foi sans voir, comme nous. Il pourra s’appuyer sur la foi de ses amis et c’est ensemble qu’ils vont transmettre leur foi, qui sera transmise de génération en génération jusqu’à aujourd’hui.
Que cette fête de Pâques fasse grandir notre foi. Que nous sachions la partager et l’approfondir avec d’autres pour en témoigner. Nous devons nous aussi transmettre notre foi dans le monde d’aujourd’hui où il y a beaucoup d’incertitudes. Mais aussi une soif de croire. Et surtout de croire en un Dieu d’amour.

Et nous, comme les apôtres, avec le souffle de l’Esprit-Saint, nous sommes aussi envoyés pour remettre les péchés au nom de Jésus. Notre vie de chrétiens est une vie faite de pardon, de miséricorde, de réconciliation. Nous devons être des acteurs et des actrices de réconciliation, nous qui croyons en Jésus qui nous sauve, et qui nous sauve par son amour.

Dans la première lecture des Actes des Apôtres, les apôtres font du bien au nom de Jésus. Ils font des guérisons comme Jésus en faisait. Les foules viennent vers eux en amenant des malades et des gens tourmentés. Que notre Eglise soit du côté de ceux et celles qui souffrent pour faire du bien, pour faire des guérisons au nom de Jésus. Des guérisons pas forcément physiques mais des guérisons du cœur. Que notre Eglise fasse du bien, soit pleine de miséricorde, c’est-à-dire d’un amour qui fait sortir de la misère, un amour qui communique la paix du Christ ressuscité. Et heureux sommes-nous de croire en ce Dieu d’amour, même si nous ne le voyons pas.

P. Jean-Christophe Cabanis

Ac 5, 12-16 ; Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a ; Ap 1, 9-11a.12-13.17-19 ; Jn 20, 19-31

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