Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par Paroisse de Colomiers

Ces deux hommes prient au même endroit, c’est déjà bien. Beaucoup de choses les séparent, en particulier leur statut social et le contenu de leur prière, mais ils s’adressent au même Dieu, dans le même Temple. Ils sont frères sans le savoir. Jésus veut rétablir l’égalité entre eux, parce qu’ils sont aimés du Père de la même façon. Il n’y a pas de supériorité de l’un par rapport à l’autre, du pharisien par rapport au publicain. Le tort du pharisien, c’est de se comparer, de se croire supérieur aux autres. De voir en l’autre un pécheur et de ne pas voir son péché d’orgueil. Et de se justifier lui-même, sans avoir besoin de Dieu. Le publicain a la bonne attitude, pleine d’humilité. Il connait son péché et il s’en confesse. Il ne se justifie pas lui-même comme le pharisien, il espère être justifié. Le publicain va vivre une transformation grâce à sa démarche. Il est dit qu’il est devenu un homme juste, c’est-à-dire qu’il est justifié par Dieu et son comportement va changer, il sera plein de justesse. Alors que le pharisien restera inchangé, toujours imbu de sa personne et sans aucune fraternité.

Ces deux attitudes nous interrogent sur notre rapport à nous-mêmes, à Dieu, aux autres. Est-ce que nous nous comparons aux autres, ou voyons-nous dans notre relation à Dieu un moyen de grandir, de nous purifier et d’être plus fraternels ?

St Paul que nous avons entendu dans la deuxième lecture est un bon exemple pour illustrer cet évangile. Parce qu’au départ, il était lui-même pharisien, sûr de son bon droit et il méprisait les premiers chrétiens qu’il persécutait. La rencontre avec Jésus vivant, ressuscité, a été décisive. Il s’est senti aimé et sauvé, justifié, pardonné. Il s’est mis au service du Christ, au service de son annonce et au service des communautés qu’il fondait au fur et à mesure de ses voyages. Les membres de ces nouvelles communautés, il les appelait frères et sœurs. Il donnait des conseils pour que chacun(e) grandisse dans l’amour de Dieu et des autres. Il s’est toujours considéré comme un pécheur sauvé, pas au-dessus des autres mais au milieu et parfois isolé, quand il se sent abandonné comme il l’exprime dans cette lettre.

Merci à l'auteur de cette image

Ces textes insistent sur le pardon, sur la prière, sur la fraternité. Ben Sira insiste sur la prière du plus pauvre. Il nous demande à nous aussi de considérer le plus pauvre, le plus petit, le méprisé, de l’écouter plutôt que de l’écarter. De nous mettre à son école car les plus pauvres nous précèdent dans le Royaume de Dieu dira Jésus. Les plus pauvres, c’est aussi chacun de nous si nous faisons preuve d’humilité. Si nous acceptons que nous ne pouvons pas nous passer du Seigneur. C’est lui qui nous donne sa force, comme il l’a donnée à St Paul. La force du pardon et la force du témoignage, de son annonce, en ce dimanche de prière pour la mission. L’annonce, c’est celle d’un Dieu devant qui nous sommes tous égaux, devant qui nous avons tous nos défauts, nos péchés, mais aussi nos qualités, nos cœurs capables d’aimer, capables de fraternité.

Ne cherchons pas à nous justifier. Cherchons à nous approcher humblement du Seigneur qui nous justifie, qui fait de nous des justes, et qui est un Dieu de justice. Que notre vie de foi, de pécheurs pardonnés, fasse de nous des témoins, des acteurs de fraternité et de justice, attentifs aux cris des plus pauvres, les préférés de Dieu.

P. Jean-Christophe Cabanis

Si 35, 15b-17.20-22a ; Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23 ; 2 Tm 4, 6-8.16-18 ; Lc 18, 9-14

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