Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par Pascal Desbois

L’évangile nous rapporte comment Jésus appelle ses 4 premiers disciples. La force de l’appel, c’est la valeur de celui qui appel. Celui qui appel, c’est cet homme venu de Galilée : Jésus. Certes, il a déjà fait parler de lui auprès du prophète Jean Baptiste… les eaux du Jourdain s’en souviennent mais les gens présents ont-ils perçu qui pouvait être cet homme au milieu de la foule venu pour se faire baptiser comme les autres ? Vainqueur du tentateur au désert pendant 40 jours, Jésus le Galiléen vient de bien plus loin que du pays de Zabulon et de Nephtali. Jean Baptiste est arrêté, la Vérité finit par déranger les autorités !   Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. Jésus reprend le flambeau… on n’arrête pas la Vérité !
            Jésus s’avance le long de la mer de Galilée… comme pour marquer un sillon entre la mer et la terre… comme pour signifier la victoire annoncée de la lumière sur les ténèbres. Entre ténèbre et lumière, il y a ces hommes : deux fratries comme premiers disciples… Mais ils vont se disputer, c’est sûr !!... pourtant non... ce sont deux fratries profondément unies… Comme si elles présageaient que l’antique rivalité fraternelle avait fait son temps ! Le royaume des Cieux est tout proche…
Dans ces deux fratries, Il est déjà à l’œuvre ce Royaume!  Je vous ferais pécheur d’hommes : vous sortirez les hommes de leurs ténèbres pour les faire venir à ma lumière. Les faire devenir enfants de Dieu… Les faire vivre en enfants de Dieu et devenir ensemble … des Frères ! On ne quitte pas son travail, sa famille, son histoire pour des broutilles !  Leurs fratries... c’est tout ça en même temps ! Et c’est toute leur vie… Jésus ne s’est pas trompé en les appelant !
            Rappelons-nous en St Jean : André un des disciples de Jean Baptiste, après avoir demeuré auprès de Jésus s’empresse de partager sa joie avec son frère Simon. Jésus donnera le nom de Pierre à Simon et il obtiendra la primauté. La fraternité, c’est la joie du partage certes, mais c’est plus fondamentalement encore l’exercice de la complémentarité. André restera dans l’ombre de son frère comme pour lui rappeler que sa primauté… il l’a reçu grâce à lui. Quel équilibre dans ces relations fraternelles : le royaume des Cieux est tout proche ! Et puis les Frères du tonnerre comme les a appelé Jésus : Jacques et Jean… les frères inséparables au point que leur mère, la femme de  Zébédée, demandera au Seigneur de les placer l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans son Royaume…  Le Seigneur ne répond pas à sa demande : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »… Ils la boiront ; les deux frères seront unis pour toujours autour du Christ. La fraternité c’est l’unité indissoluble ! Leur fraternité trouve encore son unité dans la complémentarité entre Jean, le mystique, et Jacques, l’homme d’action !
            La Fraternité ne vient pas d’une construction intellectuelle, morale ou encore sociétale, elle n’est pas une sorte de gestion égalitariste des différences pour que tout le monde soit content ! La Fraternité se construit patiemment, elle vient de plus loin. La Fraternité ça s’apprend, elle se réinvente à chaque instant ! Elle est multiforme et pourtant unifié en établissant un ordre qui respecte chacun : Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche.
            Désormais, à la suite de Jésus, ces deux fratries vont parcourir le monde, rencontrer les femmes et les hommes de leur temps et par la foi elles rejoindront  à celles et ceux de tous les temps. Comme si tout partait de la fraternité pour arriver à la fraternité ! Leur fraternité n’est pas idéologique, affadie par l’égalitarisme… Ils laissent tout pour suivre celui dont ils pressentent qu’il est mystérieusement la source de leur dynamisme !
            Venez et voyez, c’était les mots de Jésus aux deux disciples de Jean-Baptiste marchant derrière Lui ! A présent, ce sont ces deux fraternités qui le suivent : à la suite de Jésus, ils  apprennent leur nouveau métier : ils seront pécheurs d’hommes. Ils seront évangélisateurs. Annonceur de bonne nouvelle… ça s’apprend ! Ils apprennent à tisser la fraternité qui est tout, sauf des bons sentiments exprimés plus ou moins à la « va vite ».
            Jésus enseigne : connaître Jésus par l’Écriture, le reconnaître comme le Christ, comme celui sans lequel nous ne pouvons rien faire ! Jésus annonce la bonne nouvelle, c’est l’objet de l’espérance qui habite le cœur de tout homme : la Vie éternelle. Jésus guérit toute maladie et toute infirmité, il exerce la miséricorde et montre ainsi que la charité est vainqueur du mal.
            Sans moi vous ne pouvez rien faire ! Oui, mais avec toi Seigneur, nous devenons des pécheurs d’hommes ! Nous retissons la fraternité patiemment mais sûrement … avec la grâce de Dieu. La grâce de la fraternité dont nous avons besoin, nous la recevons dans l’Eucharistie, dans le sacrement de la communion, le sacrement qui fait de nous des frères et sœurs dans le Christ. Nous faisons alors partie d’une innombrable fratrie qui comme celle des 4 premiers disciples est habitée par l’essentiel : Le Christ !
Amen

P. Pascal Desbois

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