4ème Dimanche Carême B

Cet évangile n’est pas le plus facile. Jésus rappelle un évènement qui s’était passé au désert du temps de Moïse où un serpent avait été élevé sur un mât et il fallait le regarder pour guérir des morsures qui étaient celles du péché.

Jésus sera élevé sur la croix pour nous sauver, nous sauver du péché et de la mort, pour nous élever nous-mêmes. Et le sens est donné par cette belle phrase de l’évangile : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais obtienne la vie éternelle ». C’est l’amour qui est central : « Dieu a tellement aimé le monde… ». C’est la foi qui est requise, c’est tout ce que nous demande le Seigneur, mais ce n’est pas facile de croire ! Croire aujourd’hui que le monde est sauvé alors qu’il est bien malade ! Mais c’est en Jésus qu’il faut croire, et il faut lever les yeux vers sa croix, c’est de cette façon qu’il nous élève. Donner sa vie pour nous est la plus grande preuve de son amour et il nous apprend à aimer. Il promet la vie éternelle, et cette vie éternelle commence dès ici-bas, chaque fois que notre vie est sous la mouvance de l’amour. Jésus parle d’amour, il parle aussi de lumière. C’est sa lumière qui peut débusquer le mal. Fréquenter Jésus, c’est avoir une vie lumineuse, une vie où le mal ne l’emporte pas, une vie où nous sommes dans le vrai, où on ne triche pas.

La première lecture s’adapte bien à la situation mondiale que nous traversons. Entre la pandémie, les guerres endémiques dans certains pays, la crise écologique,… A l’époque, c’était l’exil inéluctable à Babylone avec toutes les souffrances qui allaient avec. Mais Dieu n’a pas abandonné son peuple. Les plus grands prophètes datent du temps de l’Exil. Et Cyrus, le roi des Perses inspiré par Dieu, a pu libérer le peuple au bout de 70 ans pour reconstruire Jérusalem et le Temple.

Nous ne devons pas nous lamenter sur le monde ni juger le monde, mais lever les yeux, regarder les signes de Dieu dans nos vies. L’amour est plus fort que le mal et la mort. Mettons-nous toujours dans la lumière de l’amour de Dieu. Dans la lumière de sa Parole, dans la lumière de sa résurrection. Nous continuons à nous préparer à la belle fête de Pâques. La violence et la mort sont bien vaincues par l’amour car « Dieu a tant aimé le monde… » ! Continuons à nous élever à la suite du Christ mort et ressuscité et à participer à un monde plus élevé, qui ne soit pas au ras des évènements les plus bas. Continuons à être à l’école de l’amour pour participer à un monde sauvé, un monde fraternel, un monde juste. Continuons à réaliser des œuvres bonnes, comme nous y invite St Paul et à accueillir le don de Dieu, le don de son Fils bien-aimé qui a tant aimé le monde qu’il a donné sa vie pour nous sauver.

P. Jean-Christophe Cabanis

 

2 Ch 36, 14-16.19-23 ; Ps [136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6] ; Ep 2, 4-10 ; Jn 3, 14-2

 

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