5e dimanche ordinaire, année B

Nous pouvons voir dans cet évangile quelles étaient les activités principales de Jésus dans sa vie quotidienne, où il se passait toujours quelque chose d’important ! D’abord il enseignait : dans cet évangile, il sort d’une synagogue, un lieu de prière pour les Juifs. Et à la fin de l’évangile, il proclame la Bonne Nouvelle. Jésus nous parle du Royaume de Dieu, il nous parle de son Père, un Père plein d’amour, il nous donne des conseils pour mieux nous aimer les uns les autres.

Dans cet évangile, ce qui apparait le plus, c’est son attention aux malades. Il prend beaucoup de soin pour les malades, il guérit la belle-mère de Pierre et aussi tous les malades qu’on lui amène. Des maladies physiques, mais aussi mentales. On ne sait pas ce que sont ces démons, mais ils font du mal. Ils empêchent la personne d’être elle-même, c’est cela être possédé. Jésus expulse les démons, il permet aux personnes de se retrouver elles-mêmes, d’avoir leur identité.

Et puis, la troisième activité de Jésus, c’est de prier. Sa force, il la tient de son Père. Ce n’est pas une force magique, c’est une force d’amour. Il aime tellement son Père qu’il veut tout faire pour sauver tous les hommes, nous, qui sommes ses enfants et qui sommes malades, parfois dans notre corps et souvent dans notre cœur. Quand Jésus prie son Père, il prie pour nous, il prend des forces pour mieux nous guérir, et s’il guérit nos cœurs, c’est qu’il nous pardonne.

On croit que c’est facile à Jésus de guérir, de faire des miracles. Non ce n’est pas facile, parce qu’il a les forces du mal contre lui. Plus il fait du bien, plus on lui fait du mal. Il sera toujours critiqué, et finalement il sera arrêté, jugé avec des mensonges, il sera crucifié puis ressuscitera.

Lorsque Jésus guérit, fait du bien, pardonne, il se donne, il s’engage, il prend des risques. L’amour est risqué ! Mais c’est parce qu’il aime les malades qu’il les guérit. Quand on veut faire du bien à quelqu’un, il y a des techniques indispensables aux médecins, infirmières ou aides-soignantes, mais il faut aussi témoigner à celui ou celle qu’on veut soigner de l’affection, de la fraternité. Et si on n’est pas médecin ou dans le corps médical, on peut faire du bien par notre attention, notre compassion. Compatir cela veut dire souffrir avec.

Voilà les trois attitudes principales de Jésus, elles doivent être aussi les nôtres. Annoncer la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui nous aime. Comme St Paul qui dit : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile ». Faire du bien autour de nous par notre attention aux malades, aux personnes âgées, à ceux et celles qui ont l’air tristes. Et puis prier. Prier n’est pas facile parce qu’on ne voit pas Jésus ou notre Père du ciel à qui on s’adresse. Mais lui il nous voit, il nous conforte dans notre foi. La foi c’est la confiance. Dieu nous fait confiance, il nous confie notre vie, il nous confie notre entourage, notre famille, il nous confie aussi la Création. Alors s’il nous fait confiance, on peut faire le point avec lui dans la prière pour lui raconter ce qu’on a sur le cœur. Et en se sentant aimé, on va encore plus facilement vers les autres.

« Tout le monde te cherche » dit-on à Jésus. Soyons des chercheurs de Dieu et, par notre foi, notre prière, notre attention aux autres, par notre témoignage, aidons tous ceux qui cherchent Dieu.

P. Jean-Christophe Cabanis
 
Jb 7, 1-4.6-7 ; Ps 146 (147a), 1.3, 4-5, 6-7 ; 1 Co 9, 16-19.22-23 ; Mc 1, 29-39
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