Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par P. Jean-Christophe Cabanis

Nous sommes depuis trois dimanches dans le discours dans la plaine de Jésus chez St Luc, alors que St Matthieu place ce discours sur une montagne. Nous avons entendu les Béatitudes puis Jésus qui disait d’aimer ses ennemis, d’être miséricordieux comme le Père est miséricordieux. Aujourd’hui il insiste sur le fait d’être disciple et d’avoir le meilleur cœur.

En parlant des deux aveugles qui cherchent leur chemin, Jésus veut dire que les disciples doivent avancer. Et pour cela, ils doivent y voir clair. Ils doivent suivre le maître qui est un formateur. Etre disciple, c’est non seulement avoir une bonne complicité avec Jésus, une bonne amitié, mais c’est aussi accepter d’être formé par lui, en particulier pour la mission. Nous sommes des disciples-missionnaires, selon l’expression du pape, mais cela ne s’improvise pas. Nous sommes formés en particulier par l’écoute de sa parole, et par un travail sur nous-mêmes. Nous sommes formés par la Parole de Dieu et c’est surtout notre cœur qui est réceptif et qui grandit.

Jésus parle aussi de la relation entre frères. On n’est pas disciple tout seul. On est relié aux autres qui sont nos frères et nos sœurs. Et l’image de la paille et de la poutre est très parlante. C’est vrai que nous sommes meilleurs dans la critique de l’autre que dans l’autocritique. Pour nous aider à voir plutôt la poutre dans notre œil que la paille dans l’œil de l’autre, il faut justement considérer l’autre comme notre frère, notre sœur, c’est-à-dire quelqu’un qu’on aime. Alors il y a une relation d’amour qui rend notre jugement beaucoup moins sévère. Et puis nous sommes aveuglés par notre péché, donc c’est le Christ qui peut nous aider à y voir clair, les uns et les autres, et ensuite à marcher ensemble, à sa suite et dans une perspective missionnaire.

Puis Jésus reprend des images dans la Création comme il aime le faire. Là, il prend l’image de l’arbre et des fruits. Les bons fruits proviennent d’un bon arbre, alors que les mauvais fruits viennent d’un arbre gâté. L’arbre a besoin de racines, il a besoin d’un ruisseau à proximité pour l’irriguer comme nous l’avions vu il y a deux dimanches, il a besoin de temps pour grandir. Le psaume aussi reprend l’image de l’arbre. Il nous dit que le juste est comme l’arbre dont la croissance est permanente. Et que cette croissance, elle est au service de l’annonce du Royaume, l’annonce que notre Seigneur est droit.

Jésus compare l’arbre et le cœur. Si le cœur est bien irrigué par l’amour de Dieu, s’il est bien enraciné dans sa Parole, alors il pourra donner de bons fruits. Et les fruits, St Paul les énumère dans une de ses lettres, ce sont les fruits de l’Esprit comme la paix, la joie, la maîtrise de soi, la charité… Jésus dit encore que c’est la bouche qui traduit le mieux le cœur. Alors attention à ce que nous disons. Ce doit être des paroles de paix, de fraternité, de miséricorde, de bienveillance, et pas des paroles agressives ou blessantes.

En ce moment, en cette fin d’hiver, nous voyons apparaître les premières fleurs aux arbres. Les fleurs promettent de bons fruits. Que ce temps de Carême qui approche soit un temps d’efforts pour laisser le Seigneur travailler notre cœur. Le désert spirituel que nous allons traverser va fleurir de toutes les promesses du Seigneur, les promesses des fruits que nous allons porter. Ces fruits qui viennent de l’arbre de la Croix où Jésus donne sa vie pour ressusciter à Pâques. Préparons-nous à le suivre dans son amour vainqueur de la mort, laissons-le parler à notre cœur.

P. Jean-Christophe Cabanis

Si 27, 4-7 ; Ps 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16 ; 1 Co 15, 54-58 ; Lc 6, 39-45 

Merci à l'auteur de cette photo

 

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