Baptême du Seigneur  année B

Nous retrouvons le personnage de Jean-Baptiste, comme en Avent. Toujours aussi décidé dans sa mission et toujours aussi humble. Il désigne Celui qui est plus grand que lui. Et dans cet évangile, il y a beaucoup de grandeur, dans la simplicité, car la Trinité apparait au grand complet. Le Fils, Jésus qui jusque là a eu une existence très discrète à Nazareth, il s’est fait homme et on va le découvrir dans sa condition divine petit à petit, à partir de son baptême. Le Père, on entend sa voix, on ne le voit pas, et il s’adresse à Jésus en l’appelant « mon Fils bien aimé ». C’est l’amour qui définit Dieu. L’amour entre le Père et le Fils, dans l’Esprit. Et l’Esprit d’amour, il descend sur Jésus sous forme d’une colombe. On sait aussi que la colombe est le symbole de la paix. La paix, elle ressort aussi de cet évangile : tout est paisible, simple.

Et pourtant il se passe des choses extraordinaires ! Le ciel se déchire , Dieu se manifeste, c’est une autre Epiphanie, il y a la colombe, la voix qui vient du ciel. Cela veut dire que le ciel existe. Pas le ciel bleu ou gris que l’on voit mais le ciel de Dieu qu’on ne voit pas ! Dieu existe au-delà de notre monde, au-delà de la Création, mais il vient nous rejoindre dans notre monde à travers Jésus qui se fait homme, et il nous fait participer à son ciel à travers l’Esprit.

Merci à l'auteur de cette photo

Le baptême de Jésus, c’est aussi le nôtre. L’Esprit de Dieu vient aussi sur nous sous forme de colombe de la paix. Nous sommes des enfants de Dieu. A nous aussi Dieu dit : « Tu es mon fils bien-aimé, tu es ma fille bien aimée… En toi je trouve ma joie ». Le Père nous dit cela, il trouve sa joie en nous, comme les parents le disent à leurs enfants, ils trouvent leur joie en eux. L’amour de Dieu passe par les parents, par la famille. Si nous recevons l’Esprit d’amour, c’est pour vivre nous aussi sur le mode de l’amour. « Gardez ses commandements » nous dit St Jean. Les commandements, c’est d’aimer le Seigneur de tout notre cœur et de nous aimer les uns les autres comme Jésus nous aime.

Se rapprocher du Christ, c’est aimer comme lui. Et on sait que son amour fait du bien. Jésus a fait beaucoup de guérisons, il a nourri des foules, il a fait du bien à tous ceux qu’il rencontrait, par ses paroles et ses gestes. Notre baptême, c’est aussi faire du bien autour de nous, c’est avoir le souci de l’autre.

Nous avons aussi entendu en première lecture Isaïe nous parler de gratuité. D’abondance et de gratuité. « Achetez sans rien payer ». C’est bien, ce monde projeté où l’argent n’est pas important, où il n’est pas premier. Où le vin, le lait, les viandes savoureuses sont importantes pour se nourrir, mais le plus important c’est que le Seigneur s’engage pour une alliance éternelle. Et cela n’a pas de prix. On est dans la durée, on n’est pas dans le court terme. Jésus nous promet d’être avec nous tous les jours de notre vie, et même après cette vie.

« Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver » nous dit Isaïe. Continuons à le chercher, à chercher à faire sa volonté, et notre vie sera heureuse, féconde : « Ma parole ne me reviendra pas sans résultat » avons-nous encore entendu. Participons avec Jésus au ciel de Dieu sur le Terre, à son Royaume.

P. Jean-Christophe Cabanis

Is 55, 1-11 ; Is 12, 2, 4bcd, 5-6 ; 1 Jn 5, 1-9 ; Mc 1, 7-1

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article