Les questions du Pape pour mesurer sa capacité à aller à la rencontre

« Soyez des disciples missionnaires », exhorte le Pape en vue de la journée mondiale des missions le 24 octobre prochain. Pour le Saint Père, l’évangélisation passe par cinq dispositions du cœur : la compassion, l’espérance, la fraternité, la rencontre et la joie. En cette semaine missionnaire, Aleteia propose de courts examens de conscience, à l’aune des réflexions du Pape, afin d’évaluer son ardeur missionnaire. Aujourd’hui, sa capacité à aller à la rencontre de l’autre. (4/5)
Après la compassion, l’espérance et la fraternité, la quatrième « marque de fabrique » du disciple missionnaire, selon le pape François, est sa capacité à aller à la rencontre de celui qui est différent, qui demeure aux « périphéries du monde ». Nul besoin d’aller bien loin. « Rappelons-nous qu’il y a des périphéries qui sont proches de nous, au centre d’une ville, ou dans sa propre famille », précise le Saint Père dans son message pour la journée mondiale des missions 2021. La rencontre humaine est le préalable à tout témoignage missionnaire. « La mission se base sur une rencontre humaine, sur le témoignage d’hommes et de femmes qui disent : “Je connais Jésus, je voudrais te le faire connaître” », rappelle le Pape dans sa vidéo d’octobre.
 
Il s’agit donc pour le missionnaire de chercher le lieu où il pourra rencontrer son prochain. Jésus n’a pas rencontré les disciples « lors d’une convention, d’un séminaire de formation ou dans un temple », pointe le pape François avec humour lors d’un discours aux Œuvres missionnaires pontificales en mai 2020, mais sur les rives du lac de Galilée alors qu’ils étaient occupés par leur travail. Depuis toujours, « l’annonce du salut de Jésus atteint les gens là où ils sont et tels qu’ils sont, dans leur vie concrète ». Aussi, le véritable missionnaire cherche à rencontrer les hommes dans leur vie ordinaire « en participant aux besoins, aux espoirs et aux problèmes de tous ».
 
Et moi, où puis-je aller à la rencontre de mon prochain, en dehors de mon cercle habituel ?
 
Dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium, le pape François invite à oser prendre l’initiative. « L’Église “en sortie” est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. La communauté évangélisatrice expérimente que le Seigneur a pris l’initiative, il l’a précédée dans l’amour, et en raison de cela, elle sait aller de l’avant, elle sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus. Pour avoir expérimenté la miséricorde du Père et sa force de diffusion, elle vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde. Osons un peu plus prendre l’initiative ! », appelle le Saint Père. Il donne Jésus comme modèle : « Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Le Seigneur s’implique et implique les siens, en se mettant à genoux devant les autres pour les laver. Mais tout de suite après il dit à ses disciples : « Heureux êtes-vous, si vous le faites » (Jn 13, 17). »
A quel moment ai-je pris l’initiative d’aller à la rencontre des exclus ?
 
A la source de l’élan missionnaire vers son prochain réside sa rencontre personnelle avec le Christ. C’est parce qu’une rencontre intime avec le Seigneur s’est produite que le missionnaire est capable de témoigner. A l’instar des disciples qui n’ont jamais oublié le moment où leur cœur a été touché par le Christ, chacun peut se remémorer sa rencontre avec le Seigneur et rendre grâce pour ce don. La mission est en ce sens « un reflet de la gratitude » dit le Pape. « C’est la réponse de celui qui par gratitude se rend docile à l’Esprit ».
 
Ai-je remercié le Christ pour sa rencontre avec Lui ? Et pour sa présence dans ma vie, sans lesquelles l’élan missionnaire s’essoufflerait ?
 
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