Fête du Christ-Roi, année B

Nous fêtons aujourd’hui la fête du Christ-Roi de l’univers. Il n’est pas seulement roi de ce que nous connaissons, notre système solaire par exemple, il est roi de tout l’univers. C’est lui le Créateur, l’univers lui appartient. L’univers a un ordre, il a aussi des limites même s’il nous paraît infini. L’univers est fascinant, nous essayons de mieux le connaître à travers les avancées dans l’espace. Nous n’aurons jamais fini de le connaître, encore moins de le conquérir. Il faut surtout le contempler, et adorer son Créateur.

Le Christ est le Roi de l’univers parce qu’il n’est pas soumis à ses lois, comme la gravité. Il nous dit qu’il y a d’autres lois qui régissent le monde, d’autres forces. La force de l’amour : elle n’est pas visible, elle n’est pas démontrée par la science mais elle existe bien.

Jésus est le roi de l’univers, et pourtant on le voit sur le banc des accusés. Il est interrogé par Pilate qui est quelqu’un de puissant, il est le gouverneur romain. Jésus, le roi de l’univers, est jugé comme le dernier des citoyens. Il a cette belle phrase en réponse à la question de Pilate : « Es-tu roi ? Es-tu le roi des Juifs ? » : « Ma royauté n’est pas de ce monde ». La royauté de Jésus n’est pas visible, comme la force d’amour n’est pas visible. C’est le royaume de Dieu, le royaume de l’amour.

Et nous sommes concernés parce que nous sommes baptisés. De par notre baptême, nous sommes des rois et des reines. Alors comme Jésus, nous devons avant tout vivre à partir de la force de l’amour. Même si cela va à contre-courant de la société. Un roi ne doit pas exercer le pouvoir à son profit mais au profit de ceux et celles qui lui sont confiés(es). Un roi, une reine, ne doit pas accumuler les richesses mais les répartir. Un roi, une reine, doit avoir avant tout le souci des plus petits.

Le Secours Catholique exerce cette royauté parce que le plus démuni a autant de place dans le Royaume de Dieu que le plus riche. Nous sommes tous à égalité, nous avons tous la même dignité. Celui qui donne et celui qui reçoit sont tous enfants de Dieu et Isaïe nous dit que c’est dans ce partage que surgit la lumière. Le partage est lumineux.

Jésus dit aussi qu’il est venu rendre témoignage à la vérité. La vérité, nous la cherchons, en particulier dans nos groupes d’aumônerie ou de réflexion d’adultes. La vérité, c’est connaître Jésus qui nous aide à être vrais nous-mêmes, à ne pas tricher.

Pilate a permis cette mise en scène mais ne veut pas être bousculé dans sa façon de vivre et de gouverner. Un peu plus tard, il va se laver les mains, pour dire que la crucifixion de Jésus, ce n’est pas lui qui l’a voulue, mais ce sont les responsables religieux. Il n’a pas empêché cette injustice, la mort de Jésus. Mais Jésus est ressuscité, la force de l’amour est plus forte que la mort.

Nous sommes dans un monde qui ne va pas très bien. Un univers, une planète dont on veut trop profiter, qu’on veut exploiter alors que la Création est un cadeau à entretenir.

Puisons la force de l’amour dans notre foi, dans notre relation avec Jésus. La force qui nous fait résister à l’injustice. La force de la fraternité, de la solidarité. Et les plus petits qu’aide le Secours Catholique, ils ont souvent cette force qui peut nous surprendre, parce que Jésus est avec eux, Jésus qui va naître pauvre dans une crèche, alors qu’il est le roi de l’univers et du Royaume des Cieux.

P. Jean-Christophe Cabanis

Dn 7, 13-14 ; Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5 ; Ap 1, 5-8 ; Jn 18, 33b-37

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article