La crise migratoire et le cri de colère du Pape.

   Les faits récents concernant le sort des migrants essayant de traverser la Manche (vingt-sept morts) et les nombreuses noyades qui ont lieu dans la mer Méditerranée ont conduit le Pape François à s’exprimer sur la crise migratoire actuelle.

   A Lesbos, île grecque proche de la Turquie, sur laquelle arrive un nombre important de migrants, le Pape François est allé à leur rencontre, pour la deuxième fois. Il a tenté de réveiller les consciences européennes évoquant un "naufrage de civilisation".

   Il a redit sa "honte" devant la "Mare Nostrum", désormais devenue une "Mare Mortum ". Honte qu’il a ressentie devant le visage des enfants. "Ils sont innocents", a-t-il rappelé et "ils représentent l’avenir, interpellent nos consciences et nous interrogent". "Quel monde voulez-vous nous donner" ? Il a qualifié la mer Méditerranée de "cimetière froid sans pierres tombales".

 Selon lui, peu de choses ont changé sur la question migratoire au niveau de l’Europe, incapable de s’organiser, entrainant un échec collectif en ce domaine. Au cours de son discours, le Pape a placé l’Europe face à ses contradictions, le Vieux Continent étant incapable de garantir "le respect des personnes et des droits humains" alors "qu’elle les promeut dans le monde".

   Aux chrétiens refusant l’accueil des migrants au nom d’une identité chrétienne dont ils craignent la disparition, il a également adressé un message on ne peut plus clair : "C’est Dieu que l’on offense en méprisant l’homme crée à son image, en le laissant à la merci des vagues dans le clapotis de l’indifférence, parfois même justifié au nom de prétendues valeurs chrétiennes. La foi, au contraire, exige compassion et miséricorde. Elle nous exhorte à l’hospitalité".       

                                                                                  C.M.G

La crèche faite cette année aux côtés de l’aubergiste de Bethléem. (Marie-Ange Turquais)

 

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