Dieu m'appelle au service des mes frères

Kim, « la journaliste » de notre paroisse, consacre beaucoup de temps à photographier et faire parler les uns les autres. Me voyant à pied d’œuvre en divers endroits, elle me pose la question : pourquoi ? Pourquoi fais-tu cela ?

La réponse est bien simple.

Je suis chrétien, je suis membre de l’Eglise. Comme tout frère dans la foi, j’appartiens à la communauté et ma foi ne peut se vivre en dehors de la communauté où je dois prendre ma part, si modeste soit-elle. L’individualisme n’est pas tolérable. Je ne peux pas, ne dois pas me contenter « d’assister » à la messe le dimanche et considérer qu' alors  j’ai acquitté mes devoirs, mes obligations et peux donc dès lors disposer de ma petite personne,  égoïstement. Du reste je viens d’employer un mot qui devrait faire bondir : « assister ». Si vous invitez un ami, vous ne l’invitez pas assister à votre repas ! Assister ? Non ! il faut dire participer à la prière commune autour de l’Eucharistie. C’est bien différent … C’est pourquoi je me suis engagé au sein de l’équipe d’animation liturgique, non pas de ma propre initiative, mais parce que, par la voix de quelqu’un appartenant à mon entourage, l’Esprit Saint m’a vivement engagé dans cette voie … J’ai écouté !!! Rendre service, le chrétien peut-il le refuser ? C’est ainsi qu’un jour - et je ne m’y attendais pas – notre curé m’a demandé d’assurer les fonctions de sacristain. J’ai accepté pour servir, avec joie. Il en résulte pour moi quelques contraintes : arriver à l’église tôt avant la messe -  une heure environ – et la quitter après l’assemblée ; être assidu d’une semaine à l’autre. Si je dois m’absenter, je me fais un devoir de prévenir … Mais ces petites contraintes ne comptent pas. La joie, le bonheur de servir les surmontent très aisément, plus aisément qu’on pourrait le croire de prime abord.

Et pourquoi me retrouve-t-on au C.J.S ? me demande encore Kim ?

Il s’agit d’une œuvre caritative dont je ne développerai pas ici les buts. Ils sont connus … Contribuer à la mise en place de la brocante de C.J.S. afin de trouver les fonds nécessaires pour aider les villages burkinabés à se développer, c’est encore rendre service. De ces villages qui bénéficient de notre action, peut-être, personne ne me verra jamais, et je ne rencontrerai jamais personne. Peu importe. Participer à cette œuvre,  consacrer de son temps libre, au lieu de « profiter » égoïstement de ces moments de loisir, c’est agir par amour - qu’est-ce que l’amour - pour des frères qui vivent en pays lointains. Au sein du C.J.S., j’ai pris en charge les livres. Professeur des lettres honoraire, c’est un domaine que je connais bien, même si je ne connais pas tout. Chacun apporte son aide selon ses compétences. Comme le rappelle Saint Paul, les dons sont variés. Mais c’est le même Esprit qui est à l’œuvre par nous et avec nous … Alors ? Allons-y, mettons-nous au travail, selon ses aptitudes, des disponibilités, pour le meilleur de plus grand nombre possible.

Gérard C.

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Annette et maurice 10/12/2014 08:47

Merci gérard,pour ton implication dans la paroisse;elle est importante! Tu remplis cette mission avec amour et efficacité.Tu as ,en quelque sorte pris la succession de Marguerite,qui avait"servi" à Sainte Bernadette pendant de nombreuses années.
Merci aussi pour ta grande implication aux brocantes du C.J.S:ton stand de livres est magnifique!Il ne reste qu' à souhaiter qu'un jour ,on ait moins de paquets lourds à ramener au local le dimanche soir parce qu'ils auront été tous vendus!
Bien amicalement