Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par P. Pascal Desbois

Après les bergers venus adorer l’enfant Jésus durant la nuit de Noël, la fête de l’épiphanie célèbre l’adoration des mages venus, eux d’Orient, pour se prosterner devant lui. Après les bergers de Bethléem, c’est au tour des savants de reconnaître dans le fils de Marie le roi d’Israël, le sauveur. Ces deux visites montrent le caractère universel de la naissance de Jésus. De la simplicité  des bergers à la science des mages, tous les hommes peuvent se sentir liés à cet enfant. Si l’adoration de la nuit de Noël est celle de la création qui vient louer son créateur, la fête de l’épiphanie manifeste la présence de Dieu dans la société des hommes. Dieu donne aux hommes des signes pour les mettre en chemin vers Lui.

         A l’annonce de la naissance du roi des Juifs selon l’expression utilisée par les mages, non seulement Hérode est bouleversé mais tout Jérusalem avec lui. Ces mages venus d’Orient sont pour toute la société juive de l’époque le signe de la venue du messie qu’elle attendait depuis longtemps. Paradoxalement, ce seront des étrangers qui qualifieront Jésus de Roi des juifs : à Noël ce sont ces mages mais c’est aussi l’inscription que les romains afficheront sur la Croix du Christ…  de façon ironique cette fois ! Et quand Pilate lui pose la question : es-tu le roi des Juifs ? Jésus dira que  sa royauté ne vient pas de ce monde.

         Dans sa conception politique du messie, le roi Érode prendra peur et cherchera à faire éliminer l’enfant. Pourtant les mages étrangers, honorent le caractère universel de la royauté de l’enfant : Ils se prosternent devant l’enfant Jésus, c’est l’attitude de l’homme devant son créateur et sauveur.  St Ignace de Loyola dit que l’homme est fait pour louer, révérer et servir Dieu. C’est vraiment l’attitude des mages :

  • Ils louent Dieu par leur itinéraire certainement périlleux, par l’annonce de la naissance du roi des Juifs et par les présents qu’ils lui apportent.
  • Ils révèrent Dieu en se prosternant devant l’enfant Jésus.
  • Ils servent le projet de Dieu en recherchant le sens des signes qu’ils reconnaissent et en obéissant à ce que Dieu leur prescrit en songe.

 

Mais les mages font déjà la part des choses entre ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu comme l’enseignera plus tard Jésus à ses disciples. Le roi des juifs est d’abord le sauveur des hommes : celui qui élevé de terre, attirera tous les hommes à lui.

         L’Épiphanie est donc la fête de la manifestation de Dieu aux hommes… à tous les hommes. Au-delà de son style merveilleux, le récit de cette manifestation de Dieu peut nous inspirer un moment réflexion sur notre quotidien.

         Si les mages ont rencontré le messie, c’est qu’ils ont vu et cru en un signe dans  cette nouvelle étoile qu’ils observent. Ils y ont reconnu un événement mystérieux à venir, et ils se sont mis en route dans la foi qui les habitait dorénavant et animés d’une grande espérance ! C’est au fur et à mesure du chemin qu’ils font la découverte de la naissance du roi des juifs et qu’à sa rencontre, ils se réjouiront d’une très grande joie. Les mages ont vécu leur itinéraire dans la foi, l’espérance et la charité.

Cela peut nous aider dans notre vie chrétienne :

  • Savoir reconnaître un signe dans les événements de notre vie.
  • Nous mettre en route et chercher le sens véritable de ce signe, nous laisser guider et discerner les obstacles.
  • Et enfin goûter à la présence de Dieu dans notre vie.

         Les présents qu’ont apportés les mages à l’enfant Jésus disent la justesse, la vérité de leur démarche :

  • L’or symbolise la royauté.
  • L’encens symbolise la divinité.
  • La myrrhe est l’aromate qui servait à embaumer le corps d’un défunt.

         Ces trois présents signifient très justement la réalité de l’enfant Jésus :

Roi de l’univers, vrai Dieu et vrai homme comme nous l’affirmons dans le credo.

Ces trois figures évangéliques nous rappellent qu’il y a toujours quelque chose d’étonnant, voire d’aventureux dans notre vie : Nous sommes fait pour rechercher une vérité qui nous dépasse mais qui se laisse néanmoins approcher et qui nous surprend par sa simplicité, celle de l’amour d’un Père pour ses enfants.

Amen.

P. Pascal Desbois

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