L’Épiphanie : un voyage vers Dieu

Pour moi, ce texte donne sens à l'Épiphanie. Il résonne comme un souhait de bonne année et de mise en route. Il est tiré d'un article de La Croix et Il est distribué en ce dimanche de l'Épiphanie (messes à Sainte Bernadette, Colomiers) sous forme de signet. Odette P.

Pour moi, ce texte donne sens à l'Épiphanie. Il résonne comme un souhait de bonne année et de mise en route. Il est tiré d'un article de La Croix et Il est distribué en ce dimanche de l'Épiphanie (messes à Sainte Bernadette, Colomiers) sous forme de signet. Odette P.

Les premiers hommes auxquels le Christ s’est révélé publiquement sont venus de loin, et ont dû entreprendre un voyage aventureux pour parvenir jusqu’à cet enfant qui était leur rédempteur. L’Épiphanie est ainsi la célébration du bienheureux voyage de l’homme en quête de Dieu sur le chemin où il pérégrine ici-bas, de l’homme qui trouve Dieu parce qu’il l’a cherché.

Oui, c’est notre propre histoire, l’histoire de notre pèlerinage sans fin que nous déchiffrons à travers ces Mages venus de la lointaine Babylone, conduits par l’étoile, vainqueurs obstinés de l’immensité des déserts aussi bien que de l’indifférence et de la politique, et parvenant finalement à trouver l’enfant et à l’adorer comme le roi sauveur.

Oui, c’est notre histoire que nous lisons… que nous devrions lire, à travers ce récit. Ne sommes-nous pas tous des pèlerins, des voyageurs, des hommes sans domicile fixe, même si nous n’avons jamais eu à quitter notre “chez nous” ? (…) Mais comment faire cette route ? C’est notre cœur qui doit se mettre en branle. (…) Nous venons d’entrer dans une nouvelle année. Tous les chemins qui la traverseront, de l’Orient à l’Occident, seront entraînés avec elle dans l’écoulement sans fin des années et des siècles. Mais on peut sur ces chemins être de ces bienheureux pèlerins qui marchent vers l’absolu, de ceux dont le voyage terrestre est un voyage vers Dieu. Allons mon cœur, ouvre-toi et mets-toi en route, car l’étoile a lui.

Tu ne peux sans doute emporter beaucoup de bagages, et tu en perdras bien d’autres en chemin. N’importe, va de l’avant. L’or de l’amour, l’encens du désir, la myrrhe de la souffrance, tu possèdes déjà tout cela. Il acceptera tout cela. Et nous finirons par le trouver. » Karl Rahner (1904-1984).

Extrait de L’Homme au miroir de l’année chrétienne, Mame, 1966.

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