He 9, 11-15 - Le Christ nous purifie par son propre sang

Lecture Priante de la 2ème lecture du dimanche du Corps et du Sang du Christ année B
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur pour :
(1) comprendre ce texte (2) me l'appliquer (3) le prier (4) vivre dans sa grâce.
Lettre aux Hébreux (9,11-15)
Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création, il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang.
De cette manière, il a obtenu une libération définitive. S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair, le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.
Voilà pourquoi il est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis. 

La lettre aux Hébreux a un fil conducteur particulier, une méditation sur le sacerdoce du Christ mis en balance avec le sacerdoce juif du grand prêtre. L'auteur se situe dans le cadre des fêtes juives d'automne du Grand Pardon (Kippour) et des Tentes (Soukkot), temps où l'on célèbre le salut et la libération (le pardon), apportés par Dieu à son peuple à partir de la marche, avec Moïse, de campement en campement, de tente en tente, dans le désert de l'Exode. Au Grand Pardon, le grand prêtre pénétrait dans la partie la plus sacrée du Temple de Jérusalem pour un sacrifice de libération des péchés de l'année écoulée, de lui-même et du peuple. Il entrait avec du sang d'animaux sacrifiés et en aspergeait ce "sanctuaire" considéré comme demeure de Dieu, la "Tente" réservée à Dieu, au milieu des "tentes", au milieu des demeures du peuple.

Le Christ est le grand prêtre d'un "testament nouveau", autrement dit d'une "Alliance Nouvelle". Il entre dans "la tente plus grande et plus parfaite", dans ce Temple nouveau qui est son corps et celui de son Eglise dont nous sommes membres. Il apporte "une libération définitive" du péché et du mal, et pas seulement un salut temporaire. Et c'est avec "son propre sang" qu'il apporte la vie. Il est lui-même la "victime sans défaut" qui purifie de la mort et conduit au "Dieu vivant". L'auteur signale une conséquence avec ajoute le mot "médiateur" : toute libération du péché et de la mort passe par la médiation du Christ Jésus, les libérations d'avant sa venue, celles de tous les temps, la mienne, vers "l'héritage éternel".

Je peux intérioriser ma lecture, en la laissant entrer en moi, lentement, doucement, en rendant grâce au Seigneur, dans le cadre de la fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, (appelé jadis de la Fête-Dieu). Je peux m'imprégner de la première lecture où je vois Moïse offrir le sacrifice de l'Alliance avec du sang et aussi avec la lecture du "livre de l'Alliance", ébauche de la Bible. "Voici le sang de l’Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous". La Parole et le Sacrifice, ébauche de l'Eucharistie future. L'Evangile me fait entrer dans la salle du repas du Jeudi-Saint et j'entends Jésus dire : "Ceci est mon Sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude". Je vais, avec attention, recueillement et foi, entendre, le prêtre dire à la messe : "Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés". Je redécouvre la messe sous son aspect Saint Sacrifice, le sacrifice du Christ, le mystère pascal, rendu présent dans le repas eucharistique. Je vais communier avec davantage de présence à la Présence de Jésus en moi. Je vais peut-être aussi décider de saluer en premier le tabernacle quand j'entre dans une église. Le tabernacle est la "Tente" où demeure le Seigneur eucharistique.

Paul C.
image http://eric1963.r.e.f.unblog.fr/files/2014/03/corps-et-sang-du-christ.jpg

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gilles cathala 05/06/2015 22:42

Dans l'admirable texte ici présent je cherche encore et malgré les apparences à vivre plutôt la différence, les différences qu'il y a entre les Êtres Humains, sans avoir cet additif malheureux de ne pouvoir voir autour de moi, non que je sois là un centre en cela, pas du tout, simplement là pour désigner "mon entourage "tout simplement, donc je ne vois, dis je, vivre autour de " moi " les êtres au début ce qui fût les discours des uns se disant " superieur" donc engendrant autour d'eux une infériorité de certains autres, puis l'explosion de cette façon de vivre, par ce que fût la révolution française en cela, à savoir l'affirmation de l'égalité, déclaration universelle des droits de l'homme, " les hommes naissent libre et égaux en droits ". Au delà de l'affirmation ainsi, très belle que permet de vivre la liberté, il y a a vivre la réalité des êtres, à savoir " la différence "les "différences "entre les êtres, ce qui est fondamental, mais n'apparaît pas par la " gomme " en réalité qu'est " l'égalité " ainsi affirmée . Ce vécu de la différence, des différences entre les êtres exige de nous la perception reelle des différences puis, après, le vécu de ces différences, n'entraînant en nous ni soumission ni idée de supériorité mais le vécu pleinement conscient des différences nous amenant à l'admiration, le respect, L'Amour envers les êtres, la simplicité et la vérité des rapports humains qui alors réalisent que tout ces sentiments naissent de par l'intensité vécu réellement par les êtres et que c'est en cela qu'il y a " différence " mais pas présence des notions " d'humilité " ou autres irréalités, mais, Différences donc des êtres entre eux, où l'originalité se montre entraînant "admiration " respect " "amour " et confiance. Le réel alors est plein ainsi des Différences librement vécu sans être subit. Le réel alors nous incite à être plus pour vivre davantage, de plus en plus au sein de la vie qui nous fait accueil de plus en plus en cela. Il n'y a plus cet aspect de subordination des uns par rapport aux autres mais différences effectivement vécues sans être, je le redis, subit. C'est seulement alors que la Vie apparaît aux consciences en ce qu'elle recherche dans l'Homme : qu'il ose vivre, se vivre, sans que cela provoque un assujetissement d'autrui! Le Service des uns envers les autres deviens évident sans être source d'erreur de lecture ,de compréhension des autres. Suis je utopiste?