La QUETE pendant la messe, un acte liturgique

01 février 2014

Depuis quelques semaines, nous avons repris ce geste liturgique durant nos célébrations. Il a été expliqué dans le numéro de décembre d’Espace 85. Des questions se sont posées. Elles sont plus ou moins le signe qu’il est difficile de comprendre ce geste. Nous pouvons avoir des difficultés dans nos réactions, des ambiguïtés. Essayons de les accepter avec ce que nous sommes, avec notre histoire et ne pas porter de jugement trop rapide.

  • Je peux donner dans la discrétion une somme plus importante.

  • Comment si je donne chaque dimanche, cette somme peut-elle aussi compter comme une participation donnant droit à une déduction fiscale ?

  • Si je donne régulièrement, je pense pouvoir réduire ma participation au denier de l’église.

  • Le sermon est bien, je donne plus.

  • Certains dimanches on nous annonce une quête impérée. Qu’est-ce-que c’est ?

  • Est-ce qu’on peut donner sous forme de chèque ?

  • Ces questions nous y trouverons réponse dans les semaines qui suivent en parlant avec les uns ou les autres
     

La quête n’est pas seulement destinée à contribuer à la vie de l’Eglise ou de la paroisse. Elle est l’expression de notre partage avec les plus pauvres, de ce que nous pouvons donner concrètement de nous-mêmes. Elle a toute sa place dans la liturgie et n’est pas seulement l’affaire des enfants et des servants d’autel : lorsqu’elle est faite par des adultes, on lui donne un poids supplémentaire. L’idéal est de prendre le temps de la faire pour elle-même après la prière universelle – si les quêteurs sont nombreux, cela va plus vite et d’apporter les paniers lors de la procession des dons, avant que ceux-ci ne soient présentés. C’est la meilleure manière de souligner sa signification.

01 décembre 2013

Depuis plusieurs années, la quête ne se fait plus au cours de la messe à Colomiers.

Des raisons pastorales avaient conduit à cette décision dans les années 1960-1970 :

  • éviter le bruit d’argent pendant la messe,
  • éviter une certaine forme de mendicité,
  • se consacrer sur l’essentiel,
  • parler trop d’argent dans les célébrations.

Dès lors, la participation financière pour la vie de l’église se faisait sous la forme d'une offrande déposée dans des troncs aux portes de l’église.

Comment continuer cette pratique dans ces temps où nous essayons de mieux vivre les gestes liturgiques en leur donnant une signification et pourquoi se singulariser dans le diocèse où notre paroisse est la seule à pratiquer cette manière de faire ?

Ce que je propose avec l’Équipe d’Animation Pastorale, c'est d'effectuer la quête à l'issue de la prière universelle au moment de la procession des offrandes qui à Colomiers est très significative : participation de tous les âges, de toutes les catégories et mise en valeur des différents signes que la table eucharistique comporte. Mais je crois que durant cette année liturgique, nous allons pouvoir nous sentir plus concernés par cette procession des offrandes, chacun apportant son offrande qui représente une partie du fruit de son travail, de ses activités. C'est une part de nous-mêmes qui se joint à l'offrande du pain et du vin et qui est pour chacun de nous l'offrande spirituelle unie à celle du Christ. Ce n'est pas le côté financier qui est à prendre en compte mais tout ce qui est une part de nous-mêmes symbolisée par l'argent que nous donnons.

Père Jean François BRIGNOL (curé)

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article