Le sacrement des malades

Prenons le temps de lire ce passage de la Lettre pastorale sur l'Eglise et les Sacrements de Mgr R. Le Gall (Archévêque de Toulouse)
Les Évangiles montrent l’attention constante, portée par Jésus, aux malades de toutes sortes, aux possédés : la guérison, la paix du cœur sont les signes privilégiés qui authentifient l’avènement du Messie et son enseignement. Jésus lui-même les indique : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres. » (Mt 11, 4-5)
La Pastorale de la Santé, qui comprend les aumôneries d’hôpitaux et cliniques, la Pastorale des personnes handicapées, le Service évangélique des malades, entre autres, constitue l’une des premières orientations de notre diocèse. La présence auprès des personnes malades est un des tests de la vérité de notre relation au Christ lui-même (cf. Mt 25, 36-43). Il s’agit bien là de rejoindre une de ces « périphéries » vers lesquelles le pape François nous envoie : des gens éloignés des leurs et de leur milieu habituel par la maladie, en raison d’accidents, d’examens ou de soins, et qui connaissent l’angoisse, la solitude ou même l’abandon. Une récente rencontre officielle des aumôneries du CHU a réuni, avec des catholiques et des protestants, des rabbins juifs et des musulmans, dans un vrai respect mutuel et le souci d’une information réciproque sur les fidèles, en attente d’un « soin » spirituel. La Clinique universitaire du cancer s’ajoute aux lieux où notre présence est attendue. Ici encore, comment rendre nos communautés chrétiennes plus attentives à nos frères malades ou handicapés ?
Voilà quelques questions parmi celles qui peuvent se poser à nous pour accompagner cette visite, en cours, des sacrements dans notre diocèse. Il ne faut pas s’en tenir aux statistiques, mais développer en nous la conviction joyeuse que la proposition de la foi est liée à une présentation renouvelée des sacrements ; ils se tiennent tous. En effet, « les sacrements forment un tout organique ; comme des forces régénératrices, ils jaillissent du mystère pascal de Jésus Christ, formant un organisme en lequel chaque sacrement a sa place vitale. Dans cet organisme, l’Eucharistie tient une place unique ; tous les autres sacrements lui sont ordonnés ; elle est le sacrement des sacrements »11. Mais il convient d’ajouter que les sept sacrements doivent se comprendre au cœur du « sacrement-source » qu’est, dans le Christ, l’Église elle-même. C’est ce qu’il nous reste à expliquer avec le concile Vatican II(*), pour en tirer des conséquences pratiques dans la manière d’être ensemble « signes » de la présence et de l’action du Christ.
Mgr R. Le Gall
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11. Directoire général de la catéchèse, 1997, n. 115 ; Catéchisme de l’Église catholique, n. 1211

(*) Le Concile Vatican II, dans la Constitution sur I'Église, Lumen Gentium, le 21 novembre 1964, au n° 11 dit : ... Par l'onction sacrée des malades et la prière des prêtres toute l'Église recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, afin qu 'il adoucisse leurs peines et les sauve. Elle les exhorte à s'unir spontanément à la passion et à la mort du Christ.., pour contribuer ainsi au bien du Peuple de Dieu.
Le Pape Paul VI a promulgué le nouveau rituel de l'Onction des malades le 30 novembre 1972.

 

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