Lc 3, 1-6 deuxième dimanche de l’Avent C

Dimanche après dimanche nous allons relire l’Evangile de Luc, c’est aussi celui qui a écrit les « Actes des Apôtres. Il n’était pas juif et aux dires de Paul il était médecin, il le cite trois fois dans ces lettres. La caractéristique de Luc c’est son insistance sur la miséricorde, la joie des pauvres, l’ouverture à tous les hommes. C’est lui qui nous donne ces perles merveilleuses que sont les paraboles de l’Enfant Prodigue ou le Bon Samaritain et le fameux récit des disciples d’Emmaüs. A travers ses écrits, il nous raconte en termes simples, cette marche de la Bonne Nouvelle vers les « extrémités de la terre ».

Aujourd’hui en rapportant la prédication de Jean Baptiste, il nous invite à la conversion. On peut faire la comparaison avec notre époque et son époque : il faut changer nos habitudes pour le bien de la planète. C’est pour cela que le W.E. dernier tous les « grands » de ce monde étaient réunis à Paris… On en repère quelques uns parce qu’ils passent à la télé, mais pour la plupart on ne sait pas même leur nom et dans quelques années nous les auront totalement oubliés !

S’il n’y avait pas eu Luc, tous les personnages dont il nous parle seraient tombés dans les oubliettes. Ils sont en scène aujourd’hui : l’empereur Tibère et son représentant Ponce-Pilate et avec eux tous ces roitelets de Palestine : Hérode, Philippe, Lysanias, sans oublier ceux qui détiennent l’autorité religieuse Hanne et Caïphe… Introduction pour nous amener au désert rencontrer un drôle d’énergumène à moitié nu, vétu de poils de chameau et qui mange des sauterelles… Il s’appelle Jean !

« La Parole de Dieu lui fut adressée… » Cette Parole ne surgit pas sur les lèvres des grands prêtres revêtu de leurs ornements solennels, ce n’est pas non plus dans le temple qu’on l’entendra… Mais dans le silence du désert, au bord du Jourdain. Même s’il ne paie pas de mine, Jean n’est pas un ignare comme on pourrait le croire. Il connaît l’histoire du peuple d’Israël, il a pris le temps de prier avec les psaumes, de lire et méditer les messages de prophètes, et il cite ce passage d’Isaïe qui annonçait la fin de l’exil de Babylone, le retour vers la terre Promise, la venue de Dieu pour sauver son peuple !

Jean pressent la venue d’un monde nouveau, c’est aujourd’hui de nouveau qu’il faut préparer la route royale. A tous ceux qui se présentent à lui il  propose la conversion par le baptême de pénitence : il plonge les gens dans le Jourdain, comme pour les noyer, afin qu’il se relèvent pour une naissance nouvelle pour le salut que Dieu se prépare à offrir à l’humanité. Ce n’est pas un rite, mais un symbole clair : on change de vie, comme on dit on renverse la vapeur !

Cette remise en question ébranlera toute la société… Seuls les chefs romains, les princes juifs, la caste sacerdotale, tous vont prendre parti… Jésus sera un jour devant eux… Ils croiront se débarrasser de l’agitateur qui troublait un instant leur pouvoir ? Or Ils avaient devant eux celui qui allait inaugurer une humanité chercheuse du véritable avenir, celui auquel Dieu lui-même appelle à travers les siècles : un royaume de paix, de justice, de bonheur, d’amour…. de JOIE…. Cette joie qu’annonçait le prophète Baruc dans la première lecture : « Jérusalem quitte ta robe de tristesse er de misère, et revêt la parure de la gloire de Dieu » « Car Dieu conduira Israël dans la joie »

Père Charles de Llobet
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