La mondialisation de l'indifférence

C’est l’expression qu’emploie le Pape FRANÇOIS  dans son message de Carême  pour inviter le Peuple de Dieu  au renouveau  durant cette période qui conduit à Pâques : indifférence envers Dieu et envers son prochain, que les prophètes de l’Ancien Testament ont souligné pour amener à la conversion, indifférence qui reste pour nous chrétiens  une tentation réelle. De l’enseignement du Pape, j’ai retenu ce qu’il dit de cette indifférence pour chaque fidèle :
« Nous sommes saturés de nouvelles et d’images bouleversantes qui nous racontent la souffrance humaine et nous sentons en même temps toute notre incapacité à intervenir : que faire pour ne pas se laisser absorber par cette spirale de peur et d’impuissance ?
Tout d’abord, nous pouvons prier dans la Communion de l’Église terrestre et céleste. Ne négligeons pas la force de la prière de tant de personnes ! L’initiative Vingt-quatre Heures pour le Seigneur qui je l’espère aura lieu dans toute l’Église, même au niveau diocésain, les 13 et 14 mars, veut montrer cette nécessité de la prière.
Ensuite nous pouvons aider par des gestes de charité, rejoignant aussi bien ceux qui sont proches que ceux qui sont loin, grâce aux nombreux organismes de charité de l’Église. Le  Carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune.
Enfin la souffrance de l’autre constitue un appel à la conversion parce ce que le besoin du frère  me rappelle la fragilité  de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères. Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons nos limites, alors nous aurons confiance dans  les possibilités que  l’amour de Dieu a en réserve. Et nous pourrons résister à la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seul. »

Avec le CCFD –Terre Solidaire, nous sommes amenés à nous interroger  sur un des aspects de cette indifférence : la transition écologique, habiter la création, revenir à l’essentiel. Avec les questions qui se posent sur notre planète, un chemin  de conversion est possible,  des réflexions et des actions sont à notre portée. Il nous est proposé de nous mettre en mouvement. Pris dans nos habitudes, attachés à un certain confort, parfois très matérialistes, nous avons peur d’une telle transformation. Comment ma privation pendant le Carême m’appelle à redécouvrir l’essentiel et à réorienter ma vie pour être  mieux à l’image du Christ ? Ne restons pas indifférents.
Qu’est-ce que je peux entreprendre  pour articuler le respect de la Terre et de ceux qui y vivent du Nord au Sud avec ma Foi.
Avec ce qui nous sera proposé, un bout de chemin pourra se faire.     
 
Père Jean-François BRIGNOL - Edito de l'Espace 85 du mois de mars 2015
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