Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par Pascal Desbois

         Au chapitre 20 de St Luc, Jésus est à Jérusalem, au temple, c’est l’ultime enseignement de sa vie publique. C’est un moment de Vérité entre Lui et les hommes : Le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres tandis que les chefs des prêtres, les scribes et les notables cherchaient à le tuer.

Alors les controverses apparaissent sur les sujets les plus difficiles :

  • La question de l’autorité, par quelle autorité jésus agit-il ?
  • La question de l’argent, comment Jésus se situe-t-il face au pouvoir temporel ?
  • Au sujet de la mort et de la résurrection, ce sont les sadducéens qui veulent mettre Jésus en difficulté.

         Ceux-ci prétendent qu’il n’y a pas de résurrection : le Salut mais sans résurrection… Une résurrection sans lien avec notre être de chair ? Pour mettre jésus à l’épreuve, ils utilisent un argument simpliste qui consiste à projeter sur la vie éternelle les situations de la vie d’ici-bas. C’est une façon pour eux de railler les tenants de la résurrection. Mais derrière cette raillerie, Il y a de leur part le déni de la réalité de la mort. En s’en tenant uniquement à l’observance de la loi mosaïque ils se préservent peut-être de l’angoisse existentielle, mais ils s’interdisent de donner un sens véritable à leur vie. Il ne leur reste que leur bonne conscience, du haut de laquelle ils peuvent juger Jésus. Le déni de la mort entraîne au déni de la vie. Le déni de la mort est une attitude courante dans notre société… Face à la question de la mort et du salut, les sadducéens aimerait savoir... éliminer tout doute... avoir l’assurance du Salut moyennant l’obéissance à la loi, une sorte de contrat avec Dieu ! Mais ce n’est pas possible, la mort nous met face à un mystère :

  • Parce que la mort est une rupture dont nous ne pouvons avoir l’expérience.
  • Et parce qu’en nous, il y a une dimension spirituelle, personnelle qui transcende la vie sensible.

         Paradoxalement, dans les propos ironiques des sadducéens, Il y a une chose de juste : Il y a forcément un lien entre notre vie d’ici-bas et la vie éternelle :

  • Quel sens pourrait avoir le salut s’il n’avait aucun lien avec notre vie actuelle ?
  • Quel sens pourrait avoir notre vie sans promesse de Salut ?
  • Et surtout, l’incarnation et sa résurrection nous montre qu’il y a un lien.

         Le 2 décembre dernier, nous célébrions la messe des défunts. Le deuil d’un proche est une épreuve pour notre équilibre humain : Il nous manque une relation par laquelle nous existions, c’est une partie de nous-même qui a disparue laissant souvent un grand vide. Le deuil d’un proche est aussi une épreuve pour notre foi. Il nous renvoie à notre condition de créature, à notre finitude. Le deuil nous fait  revivre d’une manière très prégnante tout ce que l’on a vécu avec la personne disparue. C’est dans cette mémoire, éclairée par la foi en Jésus-Christ mort et ressuscité, que nous restons dans l’espérance : Dans toute personne humaine, il y a une promesse d’éternité.

         Pour répondre aux sadducéens, Jésus va reprendre le récit du buisson ardent.

Devant ce lieu sacré, Moise doit retirer ses sandales, Dieu se nomme lui-même  le Dieu de ses pères, le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Jésus affirme que Tous : les vivants et les morts, vivent pour Lui.

         On peut quand même comprendre le doute des sadducéens vis à vis de la résurrection, Ils n’avaient pas reçu complètement le contenu de la foi. Pour les chrétiens, la foi en la résurrection est constitutive de la foi en Jésus-Christ mort et ressuscité. Au-delà de la souffrance humaine qu’entraîne la mort, c’est dans un regard théologique et croyant que la mort peut prendre sens. Le livre de la genèse présente la mort comme conséquence du péché originel. Les hommes se sont coupés de Dieu, ils sont morts à la vie en Dieu, il leur reste la vie humaine. C’est par l’incarnation que le lien entre la vie de Dieu et celle des hommes est rétablit. Par le baptême, les chrétiens peuvent à nouveau recevoir la vie de Dieu, la grâce de Sainteté : Conformés au Christ mort et ressuscité, nous vivons déjà par grâce en enfant de Dieu. St Paul le dit dans la 2eme lettre à Timothée (2Tm2,10) : Cette grâce a été maintenant manifestée par l'Apparition de notre Sauveur le Christ Jésus, qui a détruit la mort, fait resplendir la vie et l'immortalité par le moyen de l’Évangile.

Désormais :

  • La foi dans la résurrection éclaire notre vie humaine.
  • L’espérance du salut imprègne notre vie humaine.
  • La charité nous porte vers les autres dans la joie.

Les dons de Dieu sont sans repentance, Dieu ne reprend jamais ce qu’il donne ! En créant l’homme à son image, il lui a donné la vie éternelle.  Au 4e siècle, les pères de l’Église ont établis notre Credo. Dans le dernier article, dans sa conclusion heureuse, nous redisons notre foi en la résurrection : 

J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen

Pascal Desbois

Merci à l'auteur de cette image

 

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