Psaume 102 (103) Le Seigneur a son trône dans les cieux (v.19)

Lecture Priante du psaume du 7ème dim de Pâques B
(Lectio Divina)
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur.
1. Que dit ce texte ? 2. Que me dit ce texte ? 3. Que vais-dire au Seigneur afin de vivre dans la grâce du texte.
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Psaume 102 (103)
01. Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être !
02. Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits !
11. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ;
12. aussi loin qu'est l'orient de l'occident, il met loin de nous nos péchés.
19. Le Seigneur a son trône dans les cieux : sa royauté s'étend sur l'univers.
20. Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres. [attentifs au son de sa parole.]
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Un regard sur l'ensemble du psaume 102, sur ses 22 versets. Au retour d'exil, un pécheur ayant conscience du pardon que Dieu lui a donné monte au Temple pour offrir un sacrifice d'action de grâce. Il va chanter l'amour de Dieu, un Dieu tendre et porté au pardon. Tu es le Dieu des pardons, plein de pitié et de tendresse, lent à la colère et riche en bonté, dit Néhémie, un écrivain du retour d'exil (9,17). Dans l'AT, le pardon, comme la création, est une action réservée à Dieu. Dieu a comme l'exclusivité du pardon. St Paul a des mots audacieux sur Jésus qui a été comme ''revêtu'' de notre péché (2 Cor 5,21) Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. Le texte grec originel est plus audacieux : Il l'a ''fait péché'' pour nous. La prière essentielle que Jésus nous a apprise : pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
 
Ma lecture et ma prière sur les 6 versets de ce dimanche. Les deux premiers chantent Dieu et ses bienfaits envers l'auteur du psaume : ''mon'' âme, ''mon'' être. Les versets suivants élargissent l'action de grâce. Le psalmiste dit alors ''nous''. Il associe tout Israël à sa prière personnelle d'action de grâce, et aussi toute la création, tout le cosmos.
 
Au cœur de l’extrait liturgique, Fort est son amour pour qui le craint. La conscience très forte que Dieu est le Très Haut. Le mot ''crainte'' l'exprime, respect affectueux envers le Très Haut, Dieu de bonté, d'amour, de tendresse. Ce Dieu, Jésus le nomme ''Père''. Notre Père qui es aux cieux... Dans ce ''Notre'' il y a Jésus et chacun de nous.
 
Bénis le Seigneur, ô mon âme. Bénir (bene-dicere) c'est ''dire du bien''. Quand Dieu dit, il agit. Sa parole a toujours de l'efficacité. Béni sois-tu, Seigneur. Tes paroles ne sont pas du bla-bla-bla, elles agissent et je t'en rends grâce. Avec les mots du priant du psaume, pour tel ou tel moment de ma vie, de la vie de ma paroisse, de ma famille, de mon entourage, etc.. . En me voyant au sein de la première communauté de Jérusalem qui décide de s'élargir aux païens.
 
Être attentif aux nombreuses paroles de bénédiction de l’Évangile. Tu es bénie, Marie, entre toutes les femmes, et béni le fruit de tes entrailles, dit Élisabeth à la Vierge Marie qui la visite (Luc 1,42). Bénissez ceux qui vous maudissent (Mt 5,44) Etc. Etc...
 
La liturgie de ce dimanche dirige son projecteur sur le v.19 comme titre et refrain : Le Seigneur a son trône dans les cieux. Lors de la fête de l'Ascension, nous avons entendu l'évangéliste saint Marc nous dire : Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Un ''trône'' royal, une puissance d'amour et de pardon qui rayonne sur tout l'univers. L'univers, les humains, et tout le cosmos. Les cieux, où les Messagers du Seigneur, les anges, interviennent dans la louange, et nous transmettent ses ordres, ses messages, attentifs au son de sa parole.
Paul C.
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