Ps 115 (116) Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants

Lecture Priante du psaume du 2eme dim de Carême année B
(Lectio Divina)
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur.
1. Que dit ce texte ? 2. Que me dit ce texte ? 3. Que vais-dire au Seigneur ? 4. Pour vivre dans la grâce du psaume.
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Psaume 115 (116)
10. Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert,
11. moi qui ai dit dans mon trouble : ''L'homme n'est que mensonge''.
15. Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !
16. Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, [ton serviteur, le fils de ta servante] moi, dont tu brisas les chaînes ?
17. Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce, j'invoquerai le nom du Seigneur.
18. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple,
19. à l'entrée de la maison du Seigneur, au milieu de Jérusalem !

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Ce psaume fait partie du ''Hallel'' (''louange à Dieu''), un ensemble des psaumes 113 à118 chantés lors des grandes fêtes juives. La première lecture de ce dimanche de carême est intitulée dans les bibles ''le sacrifice d'Isaac'', ou bien la ''ligature d'Isaac'', ou bien ''le sacrifice d'Abraham''. La souffrance d'Abraham devant cet appel de Dieu qui semble contredire la promesse à lui faite d'une descendance innombrable. Souffrance, et aussi confiance en Dieu devant l’incompréhensible humainement... Isaac avait demandé : Où est l’agneau pour l’holocauste Abraham répondit : Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils''.

La liturgie propose comme refrain à notre extrait du psaume le dernier verset du psaume précédant, psaume du Hallel (Ps114, v.9) : Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants. Le texte grec et latin ont dédoublé le psaume 115(116) en deux psaumes, qui sont dans la même tonalité de grande louange après la souffrance. C'est une invitation à colorer d'espérance ma prière dans la souffrance.

Le psalmiste exprime la grande souffrance du priant. Lequel peut être un individu isolé, ou tout le peuple d'Israël. Il dit également la souffrance de Dieu : Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens (v.15). Le poète Paul Claudel traduit ainsi : Ce n'est pas peu de chose aux yeux de Dieu que la mort de ceux qui l'aiment.

Sous l'intensité de l'émotion, le psalmiste interpelle le Seigneur  v.16) : Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ? Les chaînes de l'esclavage en Égypte, certes. Et à d'autres moments de l'histoire du peuple. Ou bien des chaînes dans l'histoire personnelle du psalmiste. Je peux me souvenir de moments de libération de chaînes dans ma vie, et dans le passé de l’Église, de mon pays, de ma famille... Et dans le présent... Le carême est un chemin vers Pâques, vers la grande libération apportée par Jésus. Le psalmiste va alors éclater de joie (v.17s) : Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce...  devant tout son peuple... au milieu de Jérusalem. Il veut partager sa joie d'être libéré.

A la  fin du carême, le soir du Jeudi Saint, comme dans toutes les familles juives, Jésus célébrera le repas de la Pâque, le Séder, avec tout un cérémonial évoquant la sortie d’Égypte, la chute des chaînes de l’esclavage de souffrance. Le repas de la Pâque était un immense cri de joie et d'action de grâce envers le Dieu sauveur. Jésus sait que ses souffrances et sa mort ne seront pas le sinistre plongeon dans le néant, mais l'entrée dans la maison du Seigneur pour la louange et l'action et l'action de grâce éternelle.

Ma prière ? Demande et merci pour la libération de diverses chaînes de souffrance. Mais il y a d'autres chaînes, comme des chaînes d'addiction où je ne vois pas la souffrance. Mais des chaînes qui peuvent me lier à mon smartphone, à ma télé, à ma cigarette, à je ne sais quoi qui peut entraver ma liberté d'enfant de Dieu, qui contrarient mon Père.

Paul C.

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