Psaume 91/92 - Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce !

Lecture Priante du psaume du 11ème dim du Temps Ordinaire année B
(Lectio Divina)
Esprit de Dieu, ouvre mon intelligence et mon cœur.
1. Que dit ce texte ? 2. Que me dit ce texte ? 3. Que vais-dire au Seigneur dans la grâce du psaume.
Psaume 91/92
02. Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
03. d'annoncer dès le matin ton amour, ta fidélité, au long des nuits.
13. Le juste grandira comme un palmier, il poussera comme un cèdre du Liban ;
14. planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de notre Dieu.
15. Vieillissant, il fructifie encore, il garde sa sève et sa verdeur
16. pour annoncer : ''Le Seigneur est droit ! Pas de ruse en Dieu, mon rocher !''
Cet extrait du psaume 91... D'abord une introduction de deux versets : le psalmiste y exprime son bonheur de rendre grâce, de chanter, de proclamer l'amour, la fidélité de Dieu Très Haut. Ceci, dès le matin, et au long des nuits. Donc un état de prière permanente. Pourquoi ? Trois versets non cités : Tes œuvres me comblent de joie... Que tes œuvres sont grandes, Seigneur. Une contemplation incessante des actions de Dieu, contemplation qui s'enracine dans la solidité de Dieu.
 
Six versets non cités explicitent l'attitude de ceux que la bible nomme les ''impies'', qui semblent réussir, mais dont le succès n'est que passager et fragile, dont le sort final est le néant.. Les impies poussent, fleurissent et se perdent. La déroute de ceux qui font le mal (v.10). Les ''impies'', les ''non-pieux''.
 
Le juste, (l'ajusté à lui-même et à Dieu), lui, il pousse, croît et reste vert. Vieillissant, il fructifie encore. C'est le passage du psaume que la liturgie a choisi. Le juste, c'est quelqu'un en croissance permanente. Il grandira...Il poussera... Vieillissant, il fructifie encore.
Comme un palmier, comme un cèdre. Dans la maison de notre Dieu. Dans notre Église ?
 
Images amorcées dans la première lecture où le prophète Ézéchiel adresse aux exilés en Babylonie une parabole d'espérance. Dieu prendra à la cime d'un grand cèdre une tige qu'il plantera sur la montagne d’Israël et qui donnera du fruit. Dans l'évangile du jour Jésus compare le règne de Dieu à une semence qui donne du blé. Il le compare aussi à une graine de moutarde qui grandit.
 
Il est bon, Seigneur, de te rendre grâce ! Refrain du psaume et versets 2 et 3. Entrer dans la démarche du psalmiste. Dieu Très-Haut. Pour Grégoire de Nazianze, IVe siècle : O toi l'au delà de tout, quel esprit peut te saisir ? Tous les êtres te célèbrent, le désir de tous aspire vers toi. Et moi ?
 
Le juste dans ce psaume est un être en croissance. Il grandira, il poussera. Jusque dans sa vieillesse ou il fructifie encore. Jésus, le juste, s'est lui-même comparé à un arbre donnant du fruit : Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. (Jn 15,8)
 
Le dernier verset du psaume chante le terme de la croissance du juste, le but de sa fructification quasi continuelle, annoncer :''le Seigneur est droit ! Pas de ruse en Dieu, mon rocher !'' Partager cette foi, en parole, et surtout en action. Le centurion témoin païen du Christ dans son dernier combat de Juste sur la croix : À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : ''Celui-ci était réellement un homme juste'' (Luc 23,47).
Le centurion n'était le seul au Calvaire. Et moi ? Des moments où je frôle l'impiété. D'autres où je suis dans le combat du juste.
Paul C.
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