20h30, 12 avril 2022 : Célébration de la réconciliation avec absolution individuelle à Ste Radegonde

L’expérience nous fait percevoir notre difficulté à nous convertir, à cesser de faire le mal, à nous bonifier. Nous faisons des efforts, et nous avons raison d’en faire, mais les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Car la conversion n’est pas un fruit qui viendrait du seul travail sur nous-mêmes, mais elle est une grâce à recevoir.

La conversion est le fruit de la rencontre avec l’amour miséricordieux de Dieu, un amour qui ne condamne pas, un amour qui espère et qui relève. Notre Dieu ne guette pas nos faux pas ou nos erreurs, pour nous en demander des comptes ; Il nous aime, Il se donne à nous en son Fils Jésus, Il pardonne. Son amour nous purifie, son amour guérit nos blessures, son amour nous fortifie, son amour veut occuper nos cœurs et nos esprits et ne plus laisser de place au mal. Combien de personnes très loin de Dieu et de l’Église ont été bouleversées en expérimentant l’amour de Dieu plus fort que leurs péchés les plus noirs ; ces personnes demandent souvent spontanément à se confesser, car elles ont envie de se livrer à l’amour miséricordieux. Elles ressentent le besoin de se laisser laver par l’amour de Dieu.

Le sacrement de la réconciliation est le lieu par excellence où l’on expérimente la tendresse inlassable de Dieu qui nous redonne notre dignité en nous faisant comprendre que nous valons plus que nos péchés. Ce sacrement nous libère des mauvaises culpabilités et nous donne la force d’aller de l’avant, sans rester fixés sur nos errements. Le péché nommé, donné, est anéanti par la miséricorde divine, faisant entré la personne qui se confesse dans une liberté nouvelle.

Le sacrement de la réconciliation est un point de passage incontournable dans notre démarche de conversion. Il est le point de jonction entre nos efforts et le don gratuit de Dieu ; il est le triomphe de la grâce.

+ Guy de Kerimel
Archevêque de Toulouse

Sacrement de la Réconciliation : origine, droit canonique, en pratique

REPERES
L’origine de La confession
• Jésus donne aux apôtres le pouvoir de pardonner les péchés
(Jean 20, 22-23). La pratique pénitentielle est attestée dès les débuts de l’Église. Au XIIe siècle, l’Église définit le « septénaire sacramentel », c’est-à-dire la liste des sept sacrements dont la pénitence fait partie. Le rituel change à la fois de forme et de nom à l’occasion du concile Vatican II. On parle désormais du sacrement de pénitence et de réconciliation.
Ce que dit le droit canonique
• L’Église recommande de se confesser au moins une fois par an. Le secret sacramentel est inviolable. S’il n’y a pas de doute pour le confesseur sur les dispositions du pénitent, et que celui-ci demande l’absolution, cette dernière ne sera ni refusée ni différée.
En pratique
• Le pénitent rejoint le prêtre à la suite d’un temps de prière personnelle. La célébration de la confession débute couramment par la lecture d’un passage de la parole de Dieu. Vient alors l’aveu du péché dans le cadre d’un dialogue constructif avec le prêtre. Après cette phase de discernement, le confesseur peut inviter le pénitent à dire l’acte de contrition sous la forme, par exemple, d’une profession de foi. Le prêtre prononce ensuite l’absolution des péchés. Au terme de la confession, le pénitent est invité à un effort particulier de prière ou de résolution spirituelle.
(source : Journal La Croix du 1er-2 mars 2014)
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B
J'ai trouvé ces paroles de notre évêque sur la réconciliation vraiment très belles !
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