Colomiers

Vol au-dessus de l'Eglise Sainte Radegonde de Colomiers
Intention de prière de messe

 

 

Lourdes - Grotte en direct

 

Publié par La Croix

Les faits : C’est à un jeune charpentier que Charles de Foucauld doit sa canonisation, le 15 mai à Rome. Cent ans après la mort du « frère universel », le jeune homme, Charle, qui a témoigné vendredi 29 avril, a survécu à une chute de 15 mètres en 2016.
Charle, 26 ans, est un miraculé. Le 30 novembre 2016, le jeune charpentier faisait une chute de 15 mètres et demi, traversant la voûte de la chapelle Saint-Louis, à Saumur (Maine-et-Loire), pour finir par s’empaler sur le montant d’un banc en bois. Mais il a survécu. Un miracle que l’Église attribue à l’intercession du bienheureux Charles de Foucauld, qui sera canonisé par le pape François, comme neuf autres futurs saints, sur la place Saint-Pierre à Rome, le dimanche 15 mai. Vendredi 29 avril, pour la première fois, Charle – sans « s » et dont le nom de famille n’est pas révélé – s’exprimait publiquement pour raconter son accident.
Charpentier dans l’entreprise Asselin, il travaille à la restauration de la charpente de la chapelle Saint-Louis, construite au début du XXe siècle et attenante à l’institution scolaire. En fin de journée, prenant un raccourci, il évite la passerelle et s’avance sur la voûte de pierre, qui cède. Une chute sans fin. Charle évoque avec simplicité l’accident, son souci de préserver ses jambes, rentrer la tête entre ses bras… « J’ai ouvert les yeux, et je n’étais pas encore en bas, j’ai refermé les yeux et me suis abandonné. »
Au secours
La chute ne dure, en vérité, qu’un peu plus d’une seconde. Le choc survient à 60 km/heure. Et pourtant, groggy mais conscient, il se relève, avance vers la porte de la chapelle. « Je n’ai pas voulu prendre la grande porte : il y avait les écoliers dans la cour, je ne voulais pas les impressionner. »
Par une porte latérale, il est pris en charge par des enseignants qui appellent les secours. Sauf qu’avec la pièce de bois fichée dans l’abdomen, Charle ne peut être pris en charge par l’hélicoptère dépêché sur place et qu’il faudra le transporter en ambulance jusqu’au centre hospitalier d’Angers.
Non seulement, il a échappé à la mort, mais huit jours plus tard, il sort de l’hôpital et reprend le travail au bout de deux mois. « J’aime ce métier, explique Charle. Je devais reprendre au plus vite pour pas trop me poser de questions. » La partie médicale étant évoquée, reste, pour reconnaître un miracle, une dimension spirituelle. [...]
 
Le miraculé n’a pas la foi. Il le confesse, et explique volontiers que ce qui lui est arrivé a été déterminant dans son existence, mais n’a rien changé vis-à-vis de Dieu. « Le Seigneur donne gratuitement, totalement, sans rien attendre en retour », rappelle Mgr Ardura. Ce qui n’empêche pas le jeune homme de se réjouir à l’idée de se rendre à Rome, le 15 mai, et qui sait, peut-être approcher le pape.
Le 27 mai 2020, le miracle était reconnu par le Vatican. Pour cause de pandémie, il a fallu attendre le 15 mai 2022 pour célébrer la canonisation du « petit frère » du désert. Ils sont déjà plus de 40 000 fidèles annoncés place Saint-Pierre pour les dix canonisations présidées par le pape François. Au milieu de la foule, un jeune charpentier de 26 ans, venu d’Anjou. Miraculé.
Christophe Henning, le 30/04/2022 à 10:13 Modifié le 30/04/2022 à 10:23

Charles de Foucauld canonisé grâce au miraculé de Saumur (la-croix.com)

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