L'éclat éternel de nos courtes vies (*)

Comment parler de l’existence humaine, de son surgissement, de son fragile déploiement et de sa disparition?

La relecture des sources juives nous ouvre à une vision positive de la finitude humaine. Une finitude qui n'est pas imperfection. Dans la tradition juive, la finitude est reliée à la naissance, au fait de venir au monde plutôt qu’à celui de mourir. Elle nous invite à être sensibles à l’unicité de chacun et au renouvellement de vie qu’il apporte.

La mort, lorsqu’elle est accueillie et non pas refoulée, nous renvoie à ce monde-ci... Confiant que rien n’effacera son passage sur terre, l’homme peut aller vers la vie, vers sa vie mais plus encore vers celle d’autrui. Il peut prendre sa part à la construction d’une vie bonne sur terre, puisque désormais la mort s’inscrit sans angoisse dans la succession des jours.

L’amour devient alors une urgence. Cet amour peut englober la peine provoquée par la mort des êtres aimés. Car leur proximité mystérieuse, mais désormais paisible, sollicite notre amour. Elle «aiguise notre désir denvisager de quelle façon pour nous lamour peut être “fort comme la mort” (le Cantique des cantiques), dans nos pensées, nos paroles et nos actes. En un mot, dans ce qui est “le centre de notre vie”».

 

(*) Une méditation après un décès, d'après un article du journal La Croix, paru le 16 septembre 2021, à propos du livre de Catherine Chalier "Comme une clarté furtive. Naître, mourir".

 

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